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 # Les blancs moutons sont rentrés chez mère-grand ~

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MessageSujet: # Les blancs moutons sont rentrés chez mère-grand ~   Mer 28 Nov - 19:08

    Aaah l'eau chaude... Je venais à peine de retourner dans ma chambre à l'académie, mouillé jusqu'au os et que je n'hésitais pas une seconde à foncer en direction de la salle de bain, m'enfermant à double tour pour débuter une douche réchauffante. Le contact de cette eau chaleureuse sur ma peau froide comme la glace ne faisait que me réveiller encore plus, m'hérissant des plus belles les poils. Je restais debout, laissant le liquide se déversait sur mon corps sans bouger d'un pouce, jusqu'à ce que je pose mon avant-bras contre le mur carrelé en face de moi et penche légèrement mon corps vers l'avant, observant mes pieds, me perdant dans mes pensées avec pour seule vision l'eau se faisant immédiatement aspiré dans un siphon. Je voyais à travers cette image les quelques instants précédents dans la journée, cette journée avec un ciel aussi noir que les ténèbres, relâchant une pluie intense, lâchant des grondements puissants entre les nuages. Pourquoi étais-je dehors alors qu'il pleuvait ? Allez savoir, il m'arrive de faire des choses étranges et sans raisons parfois, ou du moins je n'avais pas trouvé celle qui m'a fait sortir. En tout cas on peut dire que je ne suis pas revenu les mains vides, à ça non... Mais bon je pense qu'un petit résumé des épisodes précédents s'impose.

    Alors que je me promenais tranqui... Hum non, c'est pas vraiment le bon terme, alors que je me promenais sous l'averse, et que j'observais le ciel d'où provenait cette eau froide, ce fut le choc. Une adolescente, une fille, ne semblant elle aussi ne pas m'avoir remarquée, m'a littéralement percuté en plein fouet au beau milieu de la rue. Nous avions directement trébuchés dans une flaque remplie de cette même eau froide, nous trempant de la tête aux pieds. Ce fut la première fois que mon regard croisait le sien... Elle était carrément sur moi, m'observant avec des yeux tout aussi surpris que les miens, mais elle finit par vite se reprendre et se relever rapidement. A peine eu-je le temps de me lever à mon tour qu'elle s'excusait pour ensuite affirmer que c'était, en grande partie, ma faute. Me préparant à répondre sur le même ton qu'elle, les paroles de Credo, celui qui m'avait accueillis sous son toit alors que j'étais haut comme trois pommes, me revinrent en tête et par pure galanterie je me suis finalement excusé... Ridicule me trouveront les garçons mais peu importe, parfois il vaux mieux s'arrêter avant que la situation ne dégénère, ce qui bien sûr m'arriva dans les instants suivants mes excuses... Bien évidemment l'adolescente aux cheveux roses tomba malade, il n'y a qu'à moi que ce genre de choses peut arriver, et je suis tellement gentil que je ne pouvais la laisser tomber.

    Qui c'est qui a dû la porter sur son dos pour la ramener à l'académie sous une pluie intempestive ? Of course, c'est bibi. Après lui avoir confié mon manteau et la déposer délicatement sur moi, je commençais à marcher en essayant d'éviter un maximum la pluie en passant sous les quelques extrémités de toit en tuile dépassant les maisons en elle-même. Je savais bien que c'était stupide de faire cela étant donné qu'on était déjà trempés jusqu'aux os, mais je voulais quand même éviter de déranger la jeune pré-adulte qui commençait à se reposer sur mes épaules, semblant dormir. J'espérais que c'était seulement dû à la fatigue que causait la fièvre qu'elle venait d'attraper, et pas qu'elle s'était évanouit subitement, qui sait si elle arriverait à se réveiller un jour si c'était le cas. Voulant à tout prix éviter que son état empire je profitais qu'elle soit endormie pour accélérer le mouvement, me mettant presque à courir au milieu de cet orage, déchaînant une averse sans précédent sur nous deux. J'avais quitté la ville pour m'engouffrer dans la forêt, seule impasse me séparant de l'académie. Faisant de grands pas dans un rythme assez rapide et fougueux je serrais les dents, oui je perdais presque mon souffle car je n'arrêtais pas de courir mais peu importe si je me faisais violence, peu importait le fait que je tombe malade à mon tour, je ne pouvais pas prendre le risque qu'une fille plus jeune que moi ne ressorte pas indemne de notre rencontre....

    Et décidément ce n'était vraiment pas mon jour de chance, cet orage avait une dent contre moi. Pourquoi ? La foudre tombait du ciel pour frapper l'un des arbres sur mon flanc droit, faisant échouer le tronc avec l’extrémité enflammée sur moi et la fille aux cheveux roses. Écarquillant les yeux de surprise, je laissais ma main droite lâchait la cuisse par laquelle je soutenais le corps de la petite fille du papy et dressais mon avant-bras droit contre l'arbre chutant, le repoussant violemment d'un revers de la main. Mais le choc fut tel que mon corps fut légèrement repoussé, la boue entravant mes pieds me fit glisser et je tombais à mon tour vers l'arrière. Je n'ai pas compris ce qu'il s'est passé à ce moment-là, ma vision se brouillait et j'avais l'impression de voir ce qui m'entourait tourbillonner sans fin. Lorsque j'ai rouvert les yeux, une certaine douleur se faisait ressentir partout sur mon corps, particulièrement dans le dos. Tournant légèrement la tête aux alentours, je remarquais le tronc enflammé un peu plus haut, alors que moi j'étais dos contre un arbre, l'adolescente dans mes bras. L'avais-je prise dans mes bras pour la protéger de la descente, de façon inconsciente ? En tout cas ça faisait un mal de chien, mais j'ai connu bien pire dans ma jeunesse, c'est pas un carambolage qui va me ralentir. Me relevant en gardant toujours la petite fille du vieil homme dans mes bras, je reprenais ma course vers l'académie...

    La suite ? Et bien c'est simple, je suis enfin arrivé à l'infirmerie de l'établissement avec sur moi la malade. L'infirmière ne mit pas longtemps avant de prendre la situation en main, passant derrière le rideau avec l'adolescente aux cheveux roses pour s'occuper d'elle. Bien sûr je restais derrière le tissu, évitant de regarder ce qu'elle pouvait bien faire ou analyser. Je restais donc debout et fixe tel une pierre, les yeux rivés sur le tissu blanc faisant obstacle à ma vision. Jusqu'à ce que la dirigeante de l'infirmerie en sorte et me regarde, m'affirmant qu'elle avait juste attrapé un rhume assez fort mais qu'elle n'était a priori pas en danger. Je soupirais, rassuré que finalement elle n'avait rien. C'est alors que des tremblements se faisaient sentir au niveau des doigts de ma main gauche, celle qui est ''normale''. La pression relâchée, la douleur commençait à revenir, mais je ne laissais rien paraître, restant juste proche du lit où se reposait celle que j'avais ramenée. Bien entendue l'infirmière remarqua mes légers tremblements et m'affirma que désormais je pouvais disposer, qu'il serait préférable que j'aille prendre une bonne douche chaude avant que je ne tombe malade à mon tour. C'est dans un dernier regard observant le visage endormie de l'adolescente que je sortais de la pièce, marchant rapidement vers ma chambre...

    A présent vous savez ce qu'il s'est passé pour l'instant, mais le temps que je vous raconte tout cela j'étais déjà sortis de la salle de bain, portant un autre jean sombre avec une serviette blanche sur ma tête. Je n'avais même pas pris le temps d'essuyer mon corps tellement j'avais la tête en l'air, je pouvais remarquer plusieurs gouttes descendant le long de mon buste, filtrant entre mes abdos, et je ne parle pas de mes cheveux. Je grattais le bout de mon nez en prenant dans sur ma table de chevet proche de mon lit mon portable, vérifiant l'heure... 21 h 30... En effet j'étais un bon moment sous l'eau chaude, je me demandais si la fille allait mieux. Enfin, je dis ça mais il n'y a qu'une seule façon de vérifier : y aller. Je ne pris même pas la peine de mettre un haut, laissant la serviette tomber de mes cheveux pour se poser sur ma nuque, les extrémités sur mon torse. Donc j'arpentais les couloirs de l'académie sans honte, après tout il ne devrait pas y avoir grand monde à cette heure-ci, puisqu'il n'y a que les surveillants ou professeurs qui pouvaient aller et venir le soir. Oui j'avais l'habitude de sortir comme bon me semblant en évitant de me faire prendre. Néanmoins, alors que je pouvais apercevoir l'entrée de l'infirmerie, je remarquais une personne avec une carrure me paraissant familière en sortant. Les cheveux blancs, il allait dans la direction inverse à la mienne... Donc finalement c'était réellement la petite fille du directeur, enfin ce n'est pas comme si je ne la croyais pas...

    Donc, profitant du fait qu'il ne m'est pas vu j'entrais dans la pièce, refermant discrètement la porte derrière moi. Jetant tout de même un coup d'oeil pour m'affirmer qu'il n'y avait personne je m'approchais du lit de l'adolescente, la regardant, une main dans la poche. Elle paraissait toujours endormie, mais ne faisait plus de grimaces, ce qui me faisait sourire tient, elle était bien plus jolie lorsqu'elle dormait que lorsqu'elle a une mauvaise mine... Pourquoi je fais ça ? Pourquoi je prenais le risque de me faire attraper en flagrant délit alors que j'aurais pu rester tranquillement dans ma chambre ? Je ne sais pas... Après tout je ne connaissais toujours pas son nom, et elle n'avait aucunes idées du mien. Tout à l'heure je me suis demandé pour quelle raison j'avais fait des choses étranges aujourd'hui, à présent je pense que c'est en partie pour être là quand on a le plus besoin de moi... Oups ! J'avais complètement oublié de bander mon bras droit pour le cacher... Bah tant pis, après tout il doit bien y avoir des bandages dans le coin, autant fouiller un peu, c'est tellement devenu habituel pour moi de faire ça que je le fais tout le temps à présent. Donc je fouinais par-ci et par là dans les tiroirs, jusqu'à finir par faire tomber une feuille par terre.

    Je penchais ma tête sur le côté, finissant par la ramasser et prononcer à voix haute sans m'en rendre compte...


      - Aleksandar Blake... Eleanora ?
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MessageSujet: Re: # Les blancs moutons sont rentrés chez mère-grand ~   Mar 18 Déc - 20:23


Les blancs moutons sont rentrés chez mère-grand ~

Ma tête me faisait affreusement mal. Ca faisait bien longtemps que je n'avais pas eu l'impression qu'un tambour cognait contre ma tête. Je me demandai bien ce qui m'était arrivé. Je n'étais pas dans mon lit c'était une chose sûre, il était bien plus confortable que ça. Un léger coup d'oeil vers la droite et vers la gauche me fit comprendre que j'étais dans l'infirmerie. Je fronçai les sourcils, qu'est-ce que je faisais ici? Je me frottai la tête avec une main, avant de me rendre compte qu'elle était perfusée. De plus en plus bizarre, avais-je encore fait un malaise dans la bibliothèque? Le fait de voir toutes les lumières éteintes et la lune haut dans le ciel m'annonça qu'il était improbable qu'une telle chose puisse se passer. Puis je me souvins que j'étais aller faire des courses pour l'anniversaire de Grand-père. Je ne pus me souvenir de plus qu'une personne entra dans l'infirmerie, mettant fin à toutes mes reflexions.

# Aleksandar - Alessandra! Dans quel état tu t'es mise encore?
# Eleanora - J'ai rien fait -pour une fois-, marmonnais-je.

Mon grand-père était faché, il n'y avait aucun doute. Il ne m’appelait jamais par mon deuxième prénom, à part pour me disputer. Je lui fis un petit sourire hypocrite, et il fronça les sourcils. Il commençait à se faire vieux le papi, et il prenait peu pour rien. J'étais sûre et certaine que l’infirmière lui avait dit de ne pas s'inquiéter et qu'il avait tout fait pour qu'elle me garde un maximum de temps à l'infirmerie. Des fois il avait réellement le don de m'exaspérer. Il commença un long monologue, me disant à quel point j'avais été inconsciente de me promener sous la pluie avec mon état de santé fragile. Je fis la moue, je tombai souvent malade, un peu trop même, et le moindre rhume, comme aujourd'hui, prenait des ampleurs considérables. C'est ainsi que les souvenirs me revinrent en mémoire. Il fallait que je retrouve le garçon aux cheveux blancs avant que Grand-père ne me mette dans une situation gênante. Il était du genre à toujours me mettre dans l'embarras, malheureusement. Et je n'avais pas spécialement envie qu'il aille voir le garçon pour le félicité et lui raconté tout un tas de choses gênantes à mon sujet.

# Aleksandar - Tu devrais pas trainer dehors par ce temps. Tu te rends compte du sang d'encre que je me suis fait quand j'ai appris que tu étais à l'infirmerie! Heureusement que Mr Asuka était là pour te ramener.
# Eleanora - Il aurait du me laisser là où j'étais oui, j'aurais pas eu de problème au moins, protestais-je.
# Aleksandar - Tu devrais te calmer avant que ta fièvre ne remonte. L'infirmière à dit à Mr Asuka que tu n'avais qu'un rhume, mais tu sais aussi bien que moi ce qui t'arrive.

Je me renfrognai, encore une fois. Il avait le don de parler de chose qui fâche mon Grand-père. Je lui jetai un regard noir. Il haussa les épaules. Il en avait rien à faire que je lui en veuille. Il voulait juste que je sois en bonne santé. Je m'installai encore plus dans le fond de mon lit, j'en avais marre qu'il me prenne pour une petite fille de 5 ans. Il s'en alla, tout en me disant de me reposer, encore. J'entendis des pas en provenance des couloirs, ce ne pouvait pas être encore Grand-Père il venait de s'en aller. C'était donc une autre personne. Je fis semblant de dormir et des pas vinrent dans ma direction. Cette personne n'était pas vraiment discrète puisqu'elle fouillait dans les tiroirs, sûrement à la recherche d'information sur mon état de santé -pour pouvoir aller tout raconter sûrement.- Cependant je m'attendais à une fille et je fus surprise d'entendre une voix masculine sortir de la bouche de la personne intruse. J'ouvris les yeux et posai mon regard sur le garçon qui m'avait sauvé quelques heures plus tôt. Il avait toujours ses cheveux blancs je ne l'avais pas inventé ça. Il avait lu mon prénom sur la feuille de soin et je me penchai vers le coté pour voir un peu mieux ce qu'il y avait écrit. Des choses vraiment alarmantes en faite. J'haussai les épaules, je le savais déjà, mais ça pouvait faire un choc pour ceux qui ne le savaient pas bien que j'étais sûre que "Mr Asuka" comme l'avait appelé Grand-Père s'en foutait comme de sa première chaussette.

# Eleanora - Je suppose que tu sais que tu n'as absolument rien à faire ici et encore moins pour regarder mes fiches de soin.

Je lui jetai un regard noir, les mêmes que je lançai à grand-père. Je détestais qu'on se mêle de ma vie privée, j'avais toujours tout fait pour garder ma vie secrète aux yeux des autres et les rumeurs et ragots m'avaient permis de garder une certaine couverture. C'est d'ailleurs pour cette raison que je n'avais jamais essayer de les contredire, après tout, ces personnes me rendaient service dans le savoir. Je pris la feuille d'un geste vif et la mis avec hâte sous mon oreiller, il en savait déjà trop j'en étais sûre. Le jeune homme aux cheveux blancs avait toujours les mêmes yeux bleus que je voyais à peine dans la pénombre. Cependant je remarquai rapidement qu'il n'avait pas de tee shirt. Je rougis sans même le vouloir, j'étais toujours aussi gênée de me retrouver en présence d'une personne à moitié dénudée. Puis mon regard se porta sur son bras droit, mon regard se figea, je n'avais jamais rien vu de tel avant. Il n'était pas du tout humain. Je fronçai les sourcils, il n'y avait pas un seul bout de peau tout le long de son bras et une étrange lueur bleu en émanait. Je soupirai, je n'étais absolument pas là pour faire un blocage sur un bras, après tout nous avions tous une particularité ici.

# Eleanora - Bon sérieux, qu'est-ce que tu fais ici?

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MessageSujet: Re: # Les blancs moutons sont rentrés chez mère-grand ~   Sam 5 Jan - 17:23

Etait-ce une si bonne idée de rentrer dans cette infirmerie ? Etait-ce une si bonne idée que notre jeune homme revoit cette fille aux cheveux roses qui l'accusait depuis le début d'être le coupable de son état ? Franchement non, mais il Nero était un garçon assez étrange dans son genre, ce qui le poussait à plutôt partir dans ses études en littérature pour être un peu isolé des autres élèves, plutôt que d'aller en sport où il aurait pu représenter un réel danger ambulant avec son bras à la puissance destructrice. Ses études mise à part, penchons-nous sur la situation du nouvel adulte aux cheveux argentés alors qui fouillait l'infirmerie, à la recherche de bandages blancs pour empêcher quiconque de voir la réelle nature de son bras, bien qu'au milieu de la nuit il serait plutôt rare qu'un élève le voit dans les couloirs, surtout avec le couvre-feu. Néanmoins, il était bien trop maladroit, ce qui lui valait de faire tomber pas mal de choses, en partie des feuilles avec les résultats sur l'état de santé des patients de la semaine. Celle qui intriguait le plus notre bonhomme c'était bien sûr celle de la jeune fille qui semblait se reposait sur le lit à quelques pas de lui, la fameuse Eleanora, petite fille du directeur. Il avait enfin un nom sur le visage de la jeune fille aux longs cheveux roses, pas trop tôt, même s'il avait l'impression de faire une bourde en lisant cela... C'était comme s'immiscer dans la vie privée de quelqu'un, c'était indécent, inacceptable pour une personne qui respectait les gens comme Nero.

Alors qu'il s'apprêtait à reposer la feuille là d'où elle était tombée, son regard fut attiré par l'état de santé inscrit sur cette dernière, à peine avait-il commencé la lecture que, lorsque la voix d'Eleanora atteignait ses oreilles, il fit un sursaut plein de surprise sur place, se tournant vers elle, essayant de reprendre sa respiration. Lui qui croyait qu'elle se reposait, dormant profondément, et ben c'était râpé... Gêné, il écoutait la jeune demoiselle avec attention, tenant toujours la feuille en main. Elle parlait en affirmant qu'il ne devait pas être là et qu'il n'avait surtout pas le droit de lire ces feuilles-là, surtout que ça la concernait elle.

    ▬ Je sais, je ne... !

Il fut stoppé par le regard noir de la fille, voyant à travers ses yeux remplis d'une colère sombre et à moitié cachée. Il avait l'impression de revoir certaines personnes à travers ces mêmes yeux, les multiples visages de ceux qui le détestaient dans son école à Londres refaisant surface. Ravalant sa salive, il la regardait, ne trouvant pas la force de répondre quelque chose. Pas le temps de dire quelque chose puisque la feuille disparue d'entre ses doigts pour se retrouver cachée dans un endroit qu'il ne connaissait pas puisqu'il restait comme figé, tel une statue. Puis, lorsqu'il remarquait les yeux surpris d'Eleanora, il reconnu immédiatement ce que cela voulait dire... Elle avait vu son bras déformé par sa nature. * Encore ces yeux... L'histoire ne cessera de se répéter... * Il ne remarquait même pas les quelques couleurs, baissant son regard attristé vers son bras droit, posant sa main gauche dessus et tentant de le cacher ensuite dans son dos, par pur réflexe, comme il a dû le faire pendant deux ans à chaque fois que quelqu'un voyait soudainement son bras sans qu'il ne puisse s'expliquer. L'expression de son visage semblant se renfermer, ses yeux pensifs, il se disait qu'elle allait désormais avoir peur de lui, qu'elle le maudirait pour être là en ce moment même alors qu'il ne faisait que s'inquiéter sur son état...
    * Je commence à croire que jamais je n'aurais dû exister... *
    ▬ Bon sérieux, qu'est-ce que tu fais ici ? disait Eleanora alors que Nero redressait son regard vers elle.

Il se pinçait légèrement les lèvres, cherchant les mots adéquats, après tout il était déjà vu comme un coupable, donc tout ce qu'il dirait ne pouvait pas vraiment l'aider à convaincre la jeune fille face à lui.
    ▬ Je suis venu voir comment tu allais, sur un coup de tête, la preuve je n'ai même pas pensé à m'habiller correctement... Je suis désolé, je suis tombé par hasard sur ta fiche de soin et si tu ne m'avais pas interpellé j'aurais pu lire des choses qui te concernaient, je... Je suis désolé d'avoir essayé de lire ce qui ne me regardait pas...

Un bon japonais aurait basculé le buste de son corps vers elle en signe de respect et d'excuse, mais Nero ne pouvait que baisser la tête, gardant les yeux rivés sur les pieds du lit de l'infirmerie. Elle n'allait sûrement pas le pardonner et il en était conscient, mais il tenait quand même à s'excuser, quitte à ne pas la convaincre du malentendu...
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MessageSujet: Re: # Les blancs moutons sont rentrés chez mère-grand ~   Dim 6 Jan - 13:57

Mr Asuka - comme l'avait appelé mon grand-père une dizaine de minutes plus tôt- ne s'attendait pas à me voir éveillée puisqu'il sursauta quand ma voix retentit dans l'infirmerie. Il n'avait pas du tout l'air de vouloir chercher des informations sur moi comme je l'avais prétendu au début, puisqu'il baissa les yeux, sans rien dire. N'importe qui se serait justifier sur le champs en trouvant une excuse bidon. J'haussi un sourcil, et mon regard se fit moins dur, ce type avait quelque chose qui clochait, je le sentais. Il remarqua sûrement que j'avais vu son bras, plutôt étrange, puisqu'il le cacha d'un geste vif derrière son dos, comme si il en avait honte. Si j'avais un bras comme ça, je ne le cacherai pas, je m'en servirai plus pour avoir le respect d'autrui qu'autre chose. Il ne me semblait pas méchant et c'est pour cette raison que je fus assez étonnée de voir son visage se fermer comme si il s'attendait à une quelconque réflexion négative de ma part.

# Nero - Je suis venu voir comment tu allais, sur un coup de tête, la preuve je n'ai même pas pensé à m'habiller correctement... Je suis désolé, je suis tombé par hasard sur ta fiche de soin et si tu ne m'avais pas interpellé j'aurais pu lire des choses qui te concernaient, je... Je suis désolé d'avoir essayé de lire ce qui ne me regardait pas...
# Eleanora - Laisse tomber, après tout tu m'as sauvé la vie, bougonnais-je.

Cependant, son bras m'avait plus intrigué qu'autre chose et je voulais en savoir plus. J'avais toujours été de nature très curieuse, ce qui m'avait souvent attiré des ennuis c'est vrai. Je me mis sur le côté du lit tout en me soutenant grâce à mon coude et fixai le jeune homme aux cheveux blancs d'un air sérieux. Il semblait vouloir s'enfoncer six pieds sous terre, et cela me rappelait grandement mon colocataire Haichiro. Je me mordis la lèvre inférieure, signe que j'étais dans une profonde réflexion puis je soupirai.

# Eleanora - Fais pas cette tête-là va, j'vais pas te bouffer.

Bien que j'avais pris un ton très sérieux, je ne l'étais pas du tout et à voir la tête que faisait le jeune homme je ne pus retenir un sourire éclairer mon visage. J’espérai grandement que la pénombre l'empêchait de voir le fin sourire que j'avais fait malgré moi. L'intention qu'il avait eu de venir s'assurer de ma bonne santé m'avait touchée plus que je ne le montrais. Peu de personnes s'occupaient de mon bien être. En faite, à part Grand-Père et Jessica tout le monde s'en fichait. Malgré que je l'avais accusée de mon état quelques heures plus tôt, il m'avait rapporté à l'infirmerie et il était revenu pour voir si j'allais bien. Je ne savais pas quoi lui dire pour le remercier, et puis je suis sûre qu'il s'en ficherait, après tout il m'avait "sauvé" pour avoir bonne conscience je suppose, et non parce qu'il avait eu peur ou quoique ce soit d'autre. La vérité me frappa à la figure et je me rallongeai sur le dos, fixant le plafond d'un air perdu. En faite, il était tout à fait improbable qu'une personne s'occupe d'une autre si'l ne la connaît pas à part pour n'avoir rien à se reprocher, et entre le jeune homme aux cheveux gris et moi c'était le cas.

# Eleanora - Je me répète mais tu n'as rien à faire ici, je n'aime pas les fouineurs dans ton genre.

Autant mettre les choses au clair maintenant, il ne devait pas croire que je lui étais reconnaissante, et encore moins que j'avais envie de le connaître. J'avais toujours cette mauvaise fierté mal placée qui m'empêchait de reconnaître mes torts. Je fronçai les sourcils, j'avais la fâcheuse tendance à changer d'humeur comme de culotte et le jeune homme aux cheveux gris en avait déjà fait les frais il y a quelques heures. J'aimais beaucoup rejeter la faute sur les autres même si la plupart du temps j'assumais complètement mes conneries. Aujourd'hui j'étais tombée malade, c'était facheux, mais bon y'avait que Grand-Père qui était faché donc j'avais pas de problème. Mon téléphone portable, posé sur la table de chevet vibra, oulà j'allais passé un mauvais quart d'heure, le seul numéro qui y figurait dedans était celui de ma meilleure amie, Jessica, elle était donc au courant. Enfin, qui ne l'était pas de toute façon? J'étais certaine que tout le monde avait vu le jeune homme me porter sur son dos pour me ramener. Mais j'ignorais complètement que quand il m'avait ramené j'étais dans ses bras et non sur son dos.

Jessica - "Hey la folle ! J'ai appris qu'un beau mec t'avais ramener dans ses bras! Nan mais t'es tarée toi t'imagines pas tout ce qui se raconte maintenant. J'te jure que si je t'attrapes j'te ligote contre un arbre toute nue et je te laisse à la vue de tous les mecs de l'académie. T'as de la chance que le couvre feu est passée ma vieille ! Répond moi vite, biz Jess."

Je grimaçai, elle allait me trucider dans tous les sens du terme. Elle détestait que je prenne des risques inutiles. Elle s'inquiétait tellement pour moi que j'en avais des frissons. Elle était l'une des seules à savoir la vérité, et puis de toute façon elle était l'une des seules personnes à qui je parlais. Je reposai mon téléphone sur la table de chevet à côté du lit et reposai mon regard sur le jeune homme.

# Eleanora - Pourrais-je au moins avoir le prénom du si courageux jeune homme qui m'a porté dans ses bras pour me sauver de l'horrible sort que me réservait l'orage?

Ma phrase était bien sûre remplie d'ironie, bien que dans le fond, je bénissais le jeune homme de m'avoir ramener à l'académie saine et sauve.

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MessageSujet: Re: # Les blancs moutons sont rentrés chez mère-grand ~   Dim 6 Jan - 20:56

Honteux... Voilà ce qu'était en ce moment même Nero, quelqu'un qui voulait se faire tellement petit qu'il préférerait disparaître de la vision de tous, voir même ne plus exister tout simplement. Ce bras droit, qu'il avait eu le malheur d'avoir, avait détruit la vie que sa famille adoptive avait mis tant de temps à construire, et cela en l'espace de quelques secondes. Le jeune garçon préférait chasser ces pensées en fermant brièvement les yeux, après tout cela ne servait à rien de culpabiliser encore plus, ce serait désespéré alors que rien ne s'arrangerait. Donc il répondait à Eleanora, ne cherchant pas à justifier ses actions ou la convaincre de le pardonner, après tout combien de fois avait-il déjà essayer de trouver le pardon sans jamais réellement l'acquérir. La petite fille du vieux directeur n'était pas la première à réagir ainsi face à notre bonhomme, elle n'était sûrement pas la dernière. Un frisson inconnu parcourait son corps, le refroidissant jusqu'à glacer son sang, un sentiment de malaise créant une cacophonie dans sa tête. * " On te déteste sale monstre ! ; Ne t'approche pas de mon enfant avec ton regard de fauve ; Casse-toi t'as rien à faire ici .... " * Toutes ces paroles lui donnaient la migraine, de quoi faire apparaître quelques nerfs sur son arcade sourcilière, signifiant son agacement et son énervement, bien qu'il ne pouvait rien faire contre...
    ▬ Laisse tomber, après tout tu m'as sauvé la vie.

Cette simple phrase avait réussi à faire silence dans la tête de Nero, écarquillant légèrement les yeux sous la petite surprise inattendue de la part d'Eleanora. Il gardait la tête baissée mais les paroles de la fille aux cheveux roses avait su le calmer alors qu'il pensait qu'elle lui en voudrait à mort, comme les autres. Cachant toujours son bras droit dont il avait honte, il relevait doucement son regard vers elle, remarquant qu'elle le dévisageait de façon sérieuse, affirmant qu'elle ne le mangerait pas. Tant mieux à vrai dire, bien qu'il remarquait qu'elle avait changée de position sur le lit de l'infirmerie, même si elle le regardait toujours dans les yeux. Un léger silence s'ensuivit, ce qui laissa Nero dans une totale réflexion tournant autour de la fille en face de lui. Il n'avait vu que son grand-père qui sortait de sa chambre, mais est-ce que d'autres personnes étaient venues la voir ? Peut-être est-ce le fait que peu de monde lui ai rendu visite qu'elle s'est montrée aussi froide avec notre bonhomme. Ce qui était étrange tout de même car son arrivée avec elle dans ses bras à l'entrée de l'académie n'était pas discrète, lui courant encore sous la pluie au milieu de la cour, en direction du bâtiment principal...

Alors qu'il réfléchissait, Eleanora reprenait la parole, bien que Nero n'est pas dit un mot depuis qu'il s'était excusé, étant encore dans cette situation de gêne assez dérangeante. Ce qu'affirmait la jeune adolescente ne l'aidait pas du tout puisqu'elle le qualifiait de fouineur, et c'était en partie vrai puisqu'il s'apprêtait il y a quelques instants à lire ses fiches de santé. Néanmoins, il haussait tout de même un sourcil, décelant chez elle une certaine humeur qu'il connaissait bien, elle était plus que lunatique et en plus elle refilait toujours la faute au jeune homme à la chevelure argentée. Nero soupirait légèrement en se disant qu'elle devait avoir un égo sur-dimensionné pour avoir une telle fierté aussi mal placée soit-elle. Cela l'agaçait un peu de jouer au type qui n'arrêtait pas de s'excuser donc il la regardait plus sérieusement, ses sourcils froncés, oubliant même son bras droit puisque ce dernier pendait le long de son corps, désormais plus caché. Après tout il avait déjà demandé pardon et vu le caractère de la demoiselle ce n'était même pas la peine de garder la place du " faible " dans l'histoire, il valait mieux que Nero se reprenne avant qu'elle ne commence à faire de lui un éventuel martyre.

Un téléphone vibrait, sur une table près du lit d'Eleanora, le sien probablement puisqu'elle se jetait dessus. Une grimace s'ensuivit, se dessinant sur le fin visage de la jeune fille, une mauvaise nouvelle ? Sûrement. Bien qu'il ne savait pas de quoi il s'agissait il la regardait, même s'il se préparait à entamer le pas pour sortir de l'infirmerie et à la laisser en paix. Jusqu'au moment où elle reposait le portable et demandait le nom de ce qui pourrait s'apparenté à " son sauveur ". Ce dernier n'aurait jamais cru qu'elle irait jusqu'à le lui demander, vu son humeur changeante et accusatrice. Passant ses mains dans ses propres cheveux, massant sa nuque il la regardait avant de marcher en direction de la porte, tournant légèrement le dos à la demoiselle.

    ▬ Nero, je m'appelle Nero. Je suis content que tu ailles mieux, peut-être à une pro... !

Il n'avait pas le temps de terminer sa phrase que, au moment où il se préparait à sortir, un violent et brutal craquement se faisait entendre dans son dos. Ses yeux grands ouverts, serrant les dents comme si on lui avait planté un couteau dans le dos, il laissait un genou tomber au sol avant de laisser son poing droit frapper ce même sol, ne contrôlant pas sa force sous la douleur le parterre se fissuré un peu. Il avait du mal à respirer, une douleur vive qui le torturait depuis son dos... Etait-ce les conséquences de sa chute alors qu'il transportait Eleanora à l'académie, lorsqu'il percutait de plein fouet un arbre pour la protéger de la descente dangereuse ?...
    * Bordel !... Ca fait un mal de chien... J'arrive pas à me relever... *
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MessageSujet: Re: # Les blancs moutons sont rentrés chez mère-grand ~   Lun 7 Jan - 21:01

Il n'aimait pas mon caractère, je le savais ça se voyait comme le nez en plein milieu de la figure. Je n'aimais pas mon caractère non plus. Cependant la vie me semblait tellement ingrate qu'il fallait que je le sois encore plus qu'elle. J'étais beaucoup trop lunatique pour m'entendre avec quelqu'un. Jessica? C'était une exception. Nous nous étions très bien trouvées toutes les deux, et cette fille était un peu comme mon âme soeur en faite. Je crois que si jamais elle avait eu un frère jumeau, il aurait été l'homme de ma vie. Cette fille, cette jeune fille aux cheveux bruns roux était tout ce que j'avais de plus cher au monde et je crois même que je donnerai ma vie pour elle. Son message m'avait fait pâlir, bien sur que ma blancheur habituelle. J'étais sûre qu'il l'avait remarqué, ça m'étonnerai si c'était le contraire. Ses yeux bleus s'étaient relevé vers moi et nos prunelles se confrontèrent. Ses yeux me scrutaient tellement que ça en devenait presque gênant. Il tourna autour de mon lit puis il commença à partir. Ma présence l'insupportait déjà au bout de quelques minutes. Ca ne m'étonnais pas tant que ça a vrai dire. Tout le monde me fuyait, mais d'un côté personnes ne cherchait à me comprendre et savoir pourquoi j'étais comme ça. Je fronçai les sourcils, il finit par me répondre qu'il s’appelait Nero, Nero Asuka donc. Il ne me semblait pas très bavard et ce n'était pas plus mal. Il m'assura qu'il était content que j'aille mieux ce qui m'arracha l'ombre d'un sourire. Le jeune homme aux cheveux gris s'était donc un peu préoccupé de moi quand même. C'était rare et cette marque d'attention me touche plus profondément que je ne l'aurai voulu. Puis, il ne put terminé sa phrase qu'il s'agenouilla brusquement au sol, me faisant sursauté par la même occasion. Il semblait avoir très mal quelque part. Puis il frappa le sol avec sa main droit, créant une fissure dans le carrelage.

# Eleanora - Ca ne va pas?, murmurais-je.

Ma question était totalement ridicule je le savais. Je mis un peu de temps à réfléchir à ce que je devais faire. Mon regard se posa sur le garçon aux cheveux blancs, il semblait pris d'une couleur à coupé le souffle puisqu'il ne bougeait presque plus. Je me levai de mon lit en vitesse, bien que je n'avais pas du tout la tenue adéquate, et me dirigeai presque en courant vers Nero. Il m'inquiétait grandement, j'avais peur qu'il se soit évanouit ou quelque chose d'autre. Malheureusement, l'infirmière devait être couchée depuis longtemps et je n'avais aucun moyen de la joindre. Je m'agenouillai à mon tour devant le garçon et regardai son visage. Il était crispé par la douleur dont je ne savais toujours pas la provenance. Ca faisait donc cet effet là de voir une personne souffrir réellement? Une mauvaise grimace était installée sur son visage et je posai ma main sur sa joue pour qu'il relève le visage vers moi. Il était encore éveillé, ce qui me fit pousser un soupir de soulagement. Je passai son bras autour de mon épaule pour le relever un peu.

# Eleanora - Je vais t'aider à marcher jusqu'à mon lit d'accord?

Une fois sur mon lit, je poussai Nero sur le côté, j'avais remarqué qu'il avait plusieurs brûlures ainsi que des plaies plutôt profondes sur le dos. Je grimaçai, comment s'était-il fait ça? En me sauvant? Un éclair de culpabilité me traversa, mais après tout je ne l'avais pas obligé à me porter secours. J'avais mal pour lui, il avait l'air de beaucoup souffrir et je grinçai des dents. Je me mise à fouiller dans les tiroirs de la table de chevet pour trouver du désinfectant et des bandages. Une fois ceci fait je revins auprès de Nero, imbibai le coton de désinfectant et le plaquai sur une plaie. J'espérai ne pas lui faire trop de mal mais je n'avais pas le choix, même si sa tenue signifiait clairement qu'il était passé sous la douche. D'ailleurs ses cheveux étaient encore mouillés et de temps à autre une petite goutte tombait ici et là. Le fait qu'il soit torse nu et si près de moi me faisait rougir et j'espérais que le noir cachait mon visage ressemblant à une tomate.

# Eleanora - Je suis désolée si ça fait mal..., murmurais-je.

Une fois toutes les plaies désinfectées, je poussai un peu sur le dos de Nero pour qu'il s'assoit sur le lit. Je mis ensuite les bandages autour de la taille du jeune homme aux cheveux blancs en serrant assez pour que ça ne s'en aille pas quand il dorme. Quand ce fut fini, je m'installai sur le lit en face de Nero et plongeai mes yeux dans les siens. Je recherchai une pointe d'inquiétude dans son regard, mais je n'y trouvais rien d'autre que de la douleur, sûrement dut à son dos.

# Eleanora - Et si tu m'expliquais comment tu t'es fait ça? Parce que là je me pose beaucoup de question.

~~~~~~~~
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MessageSujet: Re: # Les blancs moutons sont rentrés chez mère-grand ~   Mar 8 Jan - 22:55

Douloureux... Voilà le bon terme qui se mariait à merveille avec la sensation que pouvait éprouvait en ce moment-même le jeune homme à la chevelure blanche. Écarquillant ses yeux sous la torture qu'occasionnait sa blessure au dos, des marques rougeâtres étaient belles et bien présentes sur sa peau normalement blanche, ce qu'il ne pu voir puisqu'il pensait que cela irait. Il faut dire que, quand Nero à une idée dans la tête, comme ramenait une jeune adolescente dans ses bras jusqu'à l'académie, il se contrefiche de son propre état, se considérant comme endurant. Peut-être était-ce du à la douche de tout à l'heure, cette dernière ayant complètement relâché ses muscles, les conséquences ne se faisant sentir que maintenant. Serrant les dents il ne détachait pas son regard du sol, le poing serré alors qu'il évitait de pousser un cri de douleur, inconsciemment il voulait éviter que la fille derrière lui remarque qu'il soit dans un état aussi déplorable, même si cela pourrait être pire. Néanmoins, il imaginait bien qu'elle avait remarquée les marques sur son dos vu qu'il venait de presque s'écrouler au pied de la porte. Ses oreilles commençaient à siffler petit à petit, n'entendant que les battements de son coeur se faisant de plus en plus percutants, présents. Il avait légèrement du mal à respiration, cette dernière se saccadant presque... S'il s'était directement couché après la douche il aurait enduré tout cela dans son sommeille, le désir de dormir tout en souffrant ainsi n'était pas aussi loin qu'il ne le pensait, désormais...

La voix d'Eleanora se faisait entendre dans le dos du garçon à la crinière argentée, même s'il ne comprenait aucun des mots qu'elle utilisait en s'adressant à lui. Souffrant toujours, il n'arrivait plus à avoir les idées claires, comme s'il n'était pas loin de s'évanouir... La fatigue mélangée à la douleur, en cette fin de journée il n'avait finalement trouvé aucun moment de repos potable, puisque la douche ne l'avait pas tant aidée que ça. Il remarquait alors des pieds nus au sol, face à lui, puis une main se poser pour lui faire relever la tête. Une image frappait alors qu'il regardait la jeune fille aux cheveux roses qui l'observait, tendant son bras pour poser sa main contre sa joue, une image qui lui rappelait une douloureuse mais réconfortante scène il y a plus de deux ans de cela. Il voyait à travers elle son grand-père qui lui tendait alors un mouchoir pour que le jeune homme essuie des larmes coulant toutes seules, son coeur meurtri à l'époque.
* La douleur... Une personne debout face à moi... Pourquoi l'histoire se répète-t-elle ?... * Dans sa réflexion il passait la douleur en seconde place, remarquant à peine qu'elle l'aidait à se relever en le prenant par l'épaule. Aussi fragile qu'un enfant il tentait de se relever avec l'aide de la petite fille du directeur, son dos se faisant encore plus douloureux plus qu'il était désormais debout, droit comme une planche, pour être ensuite couché sur le lit...

Il ne restait pas longtemps dans cette position puisqu'elle le penchait sur le côté pour qu'il soit dos à elle, semblant inspecter son dos. Ses cheveux mouillés se posait sur la partie supérieure du visage de Nero, cachant ses yeux entre les mèches blanches. Sa respiration toujours aussi saccadée, il laissait les restes de son passé refaire surface, se rappelant de chaque heures, chaque minutes qui se sont écoulées lors de cette journée qu'il maudissait de tout son coeur... Il sentait qu'Eleanora s'agitait sur le lit, probablement parce qu'elle cherchait quelque chose, une fois cela fait Nero fut surpris de sentir quelque chose d'extrêmement piquant passer sur son dos. De quoi le faire serrer entre ses doigts le draps blancs du lit en étouffant les cris de douleurs, fermant les yeux. Une douleur aussi vive... La seule douleur qui se rapprochait de celle d'il y a deux ans, lorsque son bras se changeait en... En cette chose qu'il avait désormais. C'était dans la souffrance qu'il courait dans les rues de Londres, fuyant la police et sa famille adoptive pour ne pas leur causer plus de soucis.
* Credo... Vous me manquez... * Il se torturait l'esprit en se rappelant de son passé, il savait que c'était mal, mais il le faisait quand même, il n'y pouvait rien. Serrant les dents il résistait au passage des désinfectants sur ses plaies aux dos, respirant toujours aussi fortement il se laissait redressait pour être assit, sentant les mains de la jeune fille passait autour de la taille de son corps pour mettre quelques bandages.
    ▬ Je suis désolée si ça fait mal...
    ▬ Oh... Tu sais, je ne sens presque plus la douleur grâce à toi...
    , répondait-il en toute franchise et sympathie.

Pourquoi est-ce qu'elle était aussi attentionnée avec lui ? Parce qu'il l'avait sauvée et qu'elle ne lui devrait rien ? Après tout il évitait d'y penser, ce n'était pas comme s'il allait refuser son aide. Cela l'avait tout de même apaisé le fait qu'elle applique du désinfectant sur ses blessures, n'arrivant presque plus à tenir son corps il se laissait allait pour que son dos se repose contre Eleanora, ayant à peu près les mêmes sensations qu'il ressentait lorsqu'il la portait sur son dos, même si cette fois-ci il se reposait sur elle à présent. Remarquant qu'elle bougeait il se redressait un tant soit peu, posant ses mains sur le lit pour mieux se tenir. Elle s'installait face au jeune homme, le regardant dans les yeux. Il ne pouvait cacher qu'il avait encore mal au niveau de son dos, mais reprenait un certain sourire amical qu'il dressait face à la jeune fille. Des gouttes d'eau tombant toujours le long de son corps, elle le questionna, s'interrogeant sur les origines de ses blessures. Une certaine gêne s'installait à nouveau sur le visage de Nero, lui faisant baisser le regard. C'était toujours difficile pour lui de regarder quelqu'un dans les yeux et de lui dire franchement " Je me suis blessé en te sauvant ", il se disait que cette manière était trop brusque, trop directe. Ravalant sa salive, redressant son regard, il passait aux aveux en plongeant son regard dans celui de la demoiselle.
    ▬ Quand... Quand je te portais sur mon dos un éclair a abattu un arbre face à nous, qui est tombé dans notre direction... En le repoussant j'ai glissé à cause de la boue et j'ai dû t'attraper dans mes bras pour éviter que tu te fasses mal contre un arbre, pour te protéger...

Il avait lâchait la fin de façon inconsciente, n'ayant pas pensé à dire cela de cette manière, s'interrogeant finalement sur le pourquoi il disait tout ça de cette façon et qu'il avait fait tout ça pour elle, était-ce vraiment une simple aide ou une réelle bonne action à la fois pour elle et pour lui ? Il ne le savait pas... Une nouvelle question dans tout ça...
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MessageSujet: Re: # Les blancs moutons sont rentrés chez mère-grand ~   Mar 30 Avr - 13:34

Phoque la life. Non mais sérieux. Qu'est-ce qui m'étais passé par le cerveau cet aprem? Je soupirai, et qui avait dit que l'infirmerie était faite pour se reposer? Hey ho la vie c'est pas un BN hein. J'étais en train de soigner un mec que je connaissais même pas. Que la vie était injuste. Il était maintenant allongé sur mon lit, et je passai du désinfectant sur son dos. Pourquoi je faisais ça? Après tout il m'avait rien demandé. Mais je pouvais pas le laisser dans cet état là quand même. Et bien que j'étais une fille presque sans sentiment, j'avais pas put le laisser giser sur le parquet de l'infirmerie. Une fois finis je jetai le coton imbibé de sang. Nero me répondit qu'il allait un peu mieux grâce à moi. J'haussai un sourcil, c'était bien la première fois qu'on me disait un truc pareil. Je ne répondis rien. Je posai mon regard gris sur lui. Ses cheveux dégoulinaient encore d'eau, si ça continuait il allait tomber aussi malade que moi. Je me levai du lit et en fit le tour. J'allais sortir une serviette de la commode près du lit quand il répondit à ma question. Il s'était blessé en me prenant dans ses bras. Un élan de culpabilité me traversa, mais seulement un élan, parce que je lui avais vraiment rien demander du tout. Je refermai le tiroir et lui balançai la serviette sur la tête. Non mais pour qui il se prenait? Bientôt ça sera de ma faute si il s'était bouffé un arbre.

# Eleanora - Et bien excuse moi d'être la cause de tous tes soucis, bougonnais-je.

Inconsciemment je repris la serviette et me mise à essuyer ses cheveux. Pourquoi? J'en avais fichtrement aucune idée, mais je le faisais. Je frictionnai doucement ses cheveux, pour ne pas secouer sa tête dans tous les sens. Je passai mes mains dans ses cheveux pour m'assurer qu'ils soient secs et je mis la serviette dans la bannette à linge. Je tirai une chaise et m'installa près de mon lit. Putain mais merde quoi, j'avais un mec à moitié à poil sur mon lit. Si grand-père revenait j'étais bonne pour être punie de sortie à vie. Je pris la bouteille d'eau à côté de mon lit et en vidai la moitié. J'avais envie de me soûler avec. Mais bon je vous avoues que l'eau c'était pas le meilleur alcool pour finir pompette.

Je soupirai et posai ma tête entre mes mains. J'observais le garçon devant moi, j'avais qu'une envie, le foutre à la porte. Ses cheveux blancs avaient repris un peu de volume mais tombaient toujours autant devant ses yeux bleus. Puis mon regard descendit pour regarder son nez. Oui oui je regardai son nez et alors? Puis je descendis encore pour regarder sa bouche. Je finis par me rendre compte que je devais le gêner de le regarder aussi intensément et je secouai doucement ma tête. Bon c'est pas tout mais moi j'étais fatiguée.


# Eleanora - Je sais pas ce que t'es venu faire ici mais vu ton état t'aurais pas dut. T'es bon pour rester ici mon vieux.

J'étais moi-même pas contente de dire ça et pourtant c'était la vérité. Et même si il était pas mal en point, se promenant à moitié à poil comme ça c'était pas une bonne idée, surtout avec les prof' qui faisaient des rondes toutes les demi-heures jusqu'à minuit. Vous imaginez vous qu'il tombe sur la tepu qui me sert de prof d'allemand? Elle serait capable de le violer sur place le pauvre Nero. Beurk beurk vision d'horreur, Andersen en sous-vêt. Oh my god. Pourquoi grand-père l'avait acceptée hein? Double beurk, mon grand père en sous-vêt. Pour en revenir à Nero c'est ainsi je décidai de le garder en sécurité avec moi -ou pas-. En faite j'avais pas vraiment le choix, je doutais qu'il pourrait pas mettre un pied devant l'autre avant demain matin.

Je fronçai soudainement les sourcils, tout redevenait flou à nouveau. Je posai ma main sur mon front, à nouveau chaud. Vie de merde! Merde. Je me levai doucement de la chaise et me reposai sur le lit. Je mis ma tête sur l'épaule de Nero. Pourquoi? Ca j'en savais toujours rien. Sûrement il me faisait de l'effet non? Pffff. Tu racontes vraiment n'importe quoi ma pauvre Elea. T'es sûre que y'avait que de l'eau dans cette bouteille? Parce que là tu déraille grave.


# Eleanora - Hey tu veux bien dormir avec moi cette nuit? Je veux pas faire dodo toute seule.

Non mais qu'est-ce que je raconte? Pendez moi mon dieu. Je mérite plus de vivre. Je tournai la tête vers Nero et lui fis un sourire colgate.

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MessageSujet: Re: # Les blancs moutons sont rentrés chez mère-grand ~   Mer 1 Mai - 14:45

Mais que pouvait-il bien faire, là, ici et maintenant ? Couché sur le ventre dans un des lits de l'infirmerie, celui qui est réservé pour la petite fille du directeur, celle qu'il a ramené alors qu'elle était malade sous la pluie, pluie qui coûta une blessure au dos du jeune garçon. Pourquoi était-il là alors qu'à la base c'était la fille qui était malade ? Il voulait simplement prendre de ses nouvelles, rien de plus, rien de moins. Il grinçait légèrement des dents, n'appréciant pas tellement se retrouver dans ce genre de situation. Il n'a jamais aimé qu'on s'occupe de cette manière de lui, même lorsqu'il habitait encore à Londres, surtout là-bas. Mais se faire soigner par celle qu'il a sauvé, quel gros coup dans sa fierté, pour ne pas dire. Un discret soupire s'échappait de ses lèvres alors qu'il ne sentait plus le désinfectant se répandre sur sa blessure au dos, remarquant le matelas du lit se pencher dans la même direction vers laquelle Eleanora quittait le lit, finissant par se remettre droit une fois qu'elle était levée. Nero ne savait pas ce qu'elle allait bien pouvoir faire, si ce n'est aller chercher de l'aide pour le dégager de l'infirmerie, au pire appeler son grand-père, au mieux... Le laisser ici. Enfin bref, il restait immobile jusqu'à sentir une serviette se poser sur sa tête, entendant la voix de la malade un peu plus loin. Apparemment elle s'excusait de façon sarcastique, pas la meilleure manière pour sympathiser, elle ne devait vraiment pas l'apprécier. De toutes façons c'était en quelque sorte le cadet des soucis de la tête blanche, après tout il avait vécu plus de deux ans ainsi, seul, parmi cette flotte d'étudiant...

On dit que les élèves de littérature sont des personnes mises à part, il n'aurait pas pu mieux choisir. Il laissait ses pensées s'échapper alors qu'il sentait ses cheveux essuyés par les mouvements lents de la serviette sur sa tête, vraisemblablement contrôlée par les mains d'Eleanora. Elle y allait en douceur, sûrement pour éviter de le brusquer, et elle avait raison. Vu son état, qui sait comment il pourrait réagir face au moindre geste trop brusque, ayant développé des réflexes pouvant coûter cher à ceux qui sont en face de lui. M'enfin, au vu de la blessure à son dos, peu de chance qu'il puisse faire quelque chose, on aurait dit un loup avec une patte dans un piège. Lorsqu'elle eut finie, elle passait ses doigts dans ses cheveux, comme pour vérifier s'ils étaient secs, ce qui était le cas en l’occurrence. Elle s'asseyait sur une chaise et observait le garçon couché, ce dernier ayant son regard tourné vers elle, n'ayant rien d'autre à faire que de la regarder sans broncher. Il ne se sentait pas gêné d'être dévisagé de cette façon, n'ayant que trop l'habitude, bien que cette fois-ci il n'avait pas l'impression qu'elle le regardait avec dégoût ou autre, enfin, ce n'est pas important...


    ▬ Je sais pas ce que t'es venu faire ici mais vu ton état t'aurais pas dut. T'es bon pour rester ici mon vieux.

Un rire, léger et rapide, mais présent. Elle l'a forcément entendu puisqu'il était juste à côté d'elle, son rictus de douleur c'était changé en sourire qu'il n'adressait à personne, seulement à lui-même. Elle avait en quelque sorte raison, vu son état Nero aura beaucoup, beaucoup beaucoup de mal à se déplacer, et ce même avec l'aide de quelqu'un. Il finit par tourner le dos à Eleanora, se couchant sur son épaule, alors qu'il regardait l'heure sur une horloge, avant de se remettre dans sa position initiale. Plus de 22 heures... Les rondes des professeurs ont dû s'intensifier vu l'heure, tant pis, il allait devoir rester ici pour la nuit, tant que personne ne venait... C'est alors qu'il sentit un étrange contact dans son dos, sentant le lit s'enfoncer un peu plus par l'arriver d'un nouvel élément, en gros la petite fille du directeur qui se collait à Nero dans le lit. Il était étonné par cela et regardait, surpris, la jeune fille qui lui rendait un étrange sourire alors qu'elle lui demandait de dormir avec lui pour la nuit. La façon dont elle s'exprimait reflétait son état : elle était vraiment malade. Ravalant sa salive, il redressait sa tête avec du mal et s'écartait de quelques millimètres d'elle, balbutiant quelques mots.

    ▬ Hein de... De quoi ? Mais...

Pas le temps de terminer sa phrase qu'on pouvait entendre quelqu'un toquer à la porte de façon calme et répétée, une voix que connaissaient bien les deux jeunes élèves : c'était celle du directeur de l'académie, le sauveur de Nero, et le grand père d'Eleanora. Aïe...

    ▬ Eleanora ? Tu vas bien ? Un professeur m'a dit qu'il avait entendu du bruit en passant devant l'infirmerie, je peux rentrer ?

Paniqué, Nero soupira avant de se lever en serrant les dents, limite en se mordant la lèvre inférieure et marchait doucement vers la fenètre, jetant un regard vers Eleanora, un sourire forcé se dessinant alors qu'une de ses mains ouvrait la fenêtre.

    ▬ Désolé mais il va falloir te passer de moi, pourquoi pas une prochaine fois, lui disait-il accompagné d'un clin d'oeil avant de passer par la nouvelle ouverture.

Il passait sa main droit sur un tuyau métallique redirigeant l'eau de pluie sur les gouttières et glissait le long jusqu'à arriver en douceur dans la place, personne à droite, personne à gauche, il allait devoir passer la nuit dans le terrain d'entraînement, au moins personne ne viendra le chercher là-bas. Il regardait une nouvelle fois la fenêtre de l'infirmerie et soupirait. Nero ne savait vraiment pas quoi répondre à Eleanora lorsqu'elle lui a demandé ce que vous savez. Enfin bref... L'air frais va faire du bien à son dos brûlant...
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