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 Et ploof la baleine|Blake

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MessageSujet: Et ploof la baleine|Blake   Jeu 6 Juin - 12:34


Une démarche pleine d’assurance, un matin ou je n’avais pas cour. J’avais décidée de profiter du terrain de la piscine, il y avait quelques chaises et transats autour. Je me demandais si ils n’avaient pas eu un prix de groupe sur les carrelages bleu. on pouvait donc y pratiquer la natation, ou aller barboter, quand le club de natation n’y suivait pas son entrainement intensif. Comme je m’attendais à ne croiser personne, j’avais enfilé des fringues un peu garçonnes. Un T-Shirt ou on voyait réunis autour d’une table Dark Vador, Gollum, Voldemort ainsi que Freddy, Scream et cie en train de manger des hamburger, en dessous était marqué la phrase fétiche d’une célèbre chaîne de restos rapide ‘Venez comme vous êtes. ‘ J’avais par-dessus enfilé une chemise en flanelle à motif bûcheron, nouée autour de mon buste. Mes cheveux se rependaient comme un rideau sur mes épaules, j’avais pris le temps de les lisser. J’avais aussi des boucles d’oreilles en forme de haches, et un maquillage style smoky. Je portais un short de sport ainsi que des converses, l’une noir à lacets blancs, l’autre blanche à lacet noir. Et je comptais bien faire ma séance de sport matinale au soleil… J’aurais pu aller dans le parc, ou n’importe ou ailleurs… Mais comme disait mon grand-père, quand Maeve a une idée elle l’a pas ailleurs. Ainsi je posais mon lecteur CD sur une chaise, avant de faire un peu de place autour de moi et d’attacher mes cheveux en queue haute. Au moins c’était un moyen comme un autre de ne pas finir complètement gaga par la solitude que j’avais maintenue jusqu’à présent entre les autres et moi. J’avais peur de me toucher, peur de voir leurs pires cauchemars de sentir leur pire peur. Comment toucher quelqu’un lorsque vous savez que, un moment ou l’autre, vous finirez par violer son intimité et son esprit ? J’appuyais sur la touche lecture, avant de me mettre à danser sur la terrasse, juste à côté de la piscine. Mes gestes étaient saccadés, comme ceux d’un robot, mon agilité avait été maintes et maintes fois prouvée. J’avais fait de la danse classique quand j’étais gamine, puis j’étais passée ‘du côté obscure de la force !’ en m’inscrivant en danse moderne. Je me déhanchais, avant d’exécuter un salto arrière. J’aurais pus m’éclater sur le sol, mais j’avais tout de même quelques années de pratique. Mes pieds remuaient, j’avais l’impression d’être possédée. Comme la fille dans l’exorciste ! A part que moi je ne vomissais pas ma soupe de petit pois sur la tronche du premier venu. Non moi je tombais à la renverse quand je touchais le premier venu. Je repensais à tout ce que j’avais mis de côté depuis quelques années déjà pour pouvoir vivre convenablement. J’avais évité les preuves d’affections depuis si longtemps. J’en donnais de temps en temps à ce cher London ! Il était toujours là pour moi et j’avais beau le toucher, il ne me montrait rien. Tant mieux. J’étais passée, dans ma précédente école pour une fille étrange mais sympa, doté d’un sens de l’humour particuliers, et des T-Shirts imprimés bizarroïdes. Mais j’avais appris à m’y faire. Je finis par tourner sur moi-même, encore et encore, avant de glisser sur une petite flaque d’eau. La vicieuse… Elle avait attendu que je me lâche totalement, attendant bien sagement son moment. Je glissais, hurlant un magnifique :

« Bordel de… »


Mais la fin de ma phrase fut étouffé par un grand SPLOUF, traduction, Maeve se tord la cheville à cause d’une flaque d’eau, la musique ambiante s’arrête pile au moment-là, et la chute commence. Je plongeais, pendent un petit moment, avant de remonter de la piscine, j’avais de l’eau chloré plein le nez et la bouche. Je pris une inspiration hoquetant avant de battre des bras. Ma chemise n’aidait pas, je me battais en plus de l’eau contre mes vêtements, mais le rebord de la piscine… N’était pas si loin que ça… Ma tête faisait un voyage « eau, air frai, eau, air frai » et ma nage du petit chien n’aidait pas énormément, je ne pouvais compter que sur l’aide d’une jambe et de deux mains empêtré dans les tissus…
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MessageSujet: Re: Et ploof la baleine|Blake   Jeu 6 Juin - 13:22



Autant vous dire que moi ... Les coïncidences de la vie j'y crois pas . Oui le fait que je sois là alors que je ne devrais pas et que je vais faire la rencontre de mon prie ennemi à vie ou Dieu sait quoi d'autre , c'est tout juste du flan . Voilà donc le hasard en bois pour moi , le gros flemmard de service , se trouvait ici , sur le gymnase . ET DE PLUS , comme par accumulation dans la piscine alors que tout le monde savait que j'aimais pas l'eau . Ou du moins que j'étais trop pudique pour me foutre en maillot parce qu'au fond ... Je savais nager . Mai je l'admettrais pas !

Ah le sifflotement des oiseaux ... Pas de brouhaha , c'est calme et rares sont les élèves qu'on voit sur le stade . Ah si , là au bord de la piscine un homme aux cheveux longs s'entraîne en musique pour un magnifique salto devant lequel je m'extase deux secondes avant de reprendre mon chemin . Mais le bruit qui ne fait pas parti du fond sonore de l'ambiance nature style "PLOUF" me fait faire demi-tour , ajouté à une jolie insulte :

« Bordel de… »

J'enjambe le portail et le pédiluve où vont passées me pauvres bottes de cuir à lacets ... Zut elles sont neuves et j'ai mis des mois à les avoir ...

Une forme sombre au milieu de l'eau translucide bouge , se débat . Vous croyez que j'ai pas tilté que ce truc se noie ? Si mais le débat est plus rude au niveau du fait que je vais me mouiller pour sauver un inconnu qui ne me sera même pas redevable ça se trouve . Je soupire mais les instincts humains prennent le dessus , malgré le fait que mes bottes de cuir sont déjà cuites , toute ma tenue va l'être . Foutue inconnu , il a intérêt à me payer !

Je dégage mon portable de ma poche sur le transat le plus éloigné du bord en une petite course puis ma veste de cuir et plonge sans plus de cérémonies . Attrapant le bras de l'inconnu qui semblait presque atteindre l'inconscience et se révèle être "une inconnue" , plutôt belle dans une tenue plus masculine tu la qualifies presque d'être virile . Je la tire hors de l'eau et la pose sur les dalles au bord , la fixant et lâchant d'un air sarcastique .

« Et bien demoiselle reprenez vos esprits car même si il s'avère que je me suis mépris à vos vêtements et votre langage , je ne fais du bouche à bouche à personne , hommes efféminés comme femmes trop masculines ! »

Je lui tapote la joue en haussant un sourcil mais hors de question que je fasse autre chose , m'être trempé était déjà bien assez suffisant ... Mon tee shirt blanc est transparent et fait joliment apparaître les atouts musclés de mon torse , l'une des valeurs qui me donnent une certaine popularité de distance . Puisque personne ne s'approche d'un beau gosse punk qui se moque du premier qui se met à moins de 2 mètres de lui ou PIRE ! Lui adresse la parole . Donc j'ai juste des groupies qui bavent de loin mais si vous croyez que ça passe inaperçu ...

« Dites vous que personne n'a vu ce qui fait mon charme d'aussi près mais que ce sera la dernière occasion car la prochaine fois mes instincts sauveteurs d'humain vous laisseront au fond du bassin . Vous me devez d'ailleurs une paire de bottes à lacets et à boucles , j'espère que votre vie en vaut au moins le prix . MAis après tout cela dépend l'usage que vous en faites ... »




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MessageSujet: Re: Et ploof la baleine|Blake   Jeu 6 Juin - 14:56


Alors que je tentais de me débrouiller comme je le pouvais, je ne voyais plus rien. Vous vouliez savoir le pire ? J’avais une masse de cheveux incroyable dans la gueule et mon maquillage n’était pas waterproof… Peau aussi blanche qu’un parchemin, maquillage barbouillé n’importe comment sur le visage, mouillée jusqu’aux os, j’avais l’impression d’être la mariée fantôme ! En clair… Je me sentais mal. C’est alors que j’entendis un second bruit, quelqu’un arrivait. Quelqu’un… Il me ramena jusqu’au rebord avant de parler.

« Et bien demoiselle reprenez vos esprits car même si il s'avère que je me suis mépris à vos vêtements et votre langage , je ne fais du bouche à bouche à personne , hommes efféminés comme femmes trop masculines ! »

Et sa peau entra en contact avec la mienne. Le doux contacte de la main d’un homme sur ma joue et tout était partit. Bien sûr j’essayais de m’entrainer à ne laisser filtrer aucun souvenir. Mais là, ma concentration, mes boucliers, ils étaient nazes. J’eus un moment d’étourdissement habituel, tandis que j’entendais ce petit son de cloche, celui m’indiquant que j’allais être plongée dans les souvenirs d’un inconnu. Dans ses souvenirs à lui, tout semblait plus sombre que la normal. Alors qu’il faisait grand soleil dehors, à travers la fenêtre, tout semblait si sombre, j’eus un haut le cœur. Non… Je ne voulais pas. Je savais rien qu’aux sentiments de ce type à ce moment-là, j’allais morfler. C’est alors que je la vis. La dernière étincelle de vie avait quitté ses yeux. Autour de son cou, la corde avait imprimé des motifs rouge-violet. Elle pendait dans le vide, c’était une position si étrange pour un corps humain, plus rien ne le retenait au sol. Et brusquement je me retrouvais sur le rebord de la piscine. Lorsque je revenais à moi, quelqu’un hurlait. Je mis quelques temps à comprendre que c’était moi. Mais bien vite mes cris devinrent des sanglots. Je m’humectais les lèvres, je finis par m’étouffer, crachant toute l’eau contenue dans mes poumons. Bien vite… Tous sentiments désertèrent mon visage. J’avais quelque chose d’effrayant. Mais les derniers échos de sentiments s’éloignaient. Je baissais les yeux sur lui. Il avait parlé précédemment, quand il avait remarqué que je semblais éteinte. Je lui lançais un regard morne. Avant d’essuyer d’un revers de la main. Je finis par parler dans un croassement.


« Merci. Quand tu m’as touché… J’ai vus une fille, morte. J’ai pas l’habitude de voir ce genre de truc… »


Je fermais les yeux, ravalant difficilement ma salive. Il allait me haïr pour cette intrusion. Mais j’en avais l’habitude puisque j’étais un monstre. Voir le pire comme le meilleur chez les gens, voilà mon fardeau, n’allez pas croire que c’est cool. Loin de là. Je me mordais violemment la lèvre, essuyant une dernière larme solitaire.


« Crois moi si tu veux… Mais ch’ui désolée. Désolée d’pénétrer toujours là ou j’ai pas le droit. »

J’avais envie de couvrir d’injure le monde entier. Cette colère dirigé contre tout le monde et personne à la fois arrivait lorsque j’avais droit aux souvenirs des gens, après ça j’étais vulnérable, j’avais peur. Je pris ma tête entre mes mains, avant de relever mes cheveux dans un chignon lâche. Ma frange cachait encore mes yeux bleu. Je finis par la virer de là, avant de lui lancer un sourire gênée.


« Dites vous que personne n'a vu ce qui fait mon charme d'aussi près mais que ce sera la dernière occasion car la prochaine fois mes instincts sauveteurs d'humain vous laisseront au fond du bassin . Vous me devez d'ailleurs une paire de bottes à lacets et à boucles , j'espère que votre vie en vaut au moins le prix . MAis après tout cela dépend l'usage que vous en faites ... »


Je baissais les yeux vers son T-Shirt mouillé, rendus transparent. Vous savez ? C’était un de ces hauts moulant. Je passais une main sur le tissus l’air absent. Avent de retirer la main et de me relever. Je titubais. J’étais encore en état de choc.


« Que je m’habille en fille ou en mec, c’est toujours la même rengaine, je les fait tous fuir. A quoi bon essayer d’être normale ? Crois moi... Je suis pas prête d'oublier ton "charme ravageur" Mais... Tu serais pas un peu du genre... Un peu trop sûr de toi ? Bon on peut pas dire que tu sois laid hein, mais... J'crois que tu es le premier à te vendre de la sorte auprès de moi. »

Je faisais référence à mes fringues qu’il avait critiqué un peu plus tôt. Retirant ma chemise et la posant sur une chaise. Et de me tourner vers lui, baissant les yeux sur ses bottes. Avant de hausser les épaules.


« Si t’étais pas content, fallait pas te la jouer prince charmant… Et puis arrête de me vouvoyer, tu me donne 20 ans d’un coup, mon nom est Maeve… Pas Maeva, on me fait le coup tout le temps. Je te les rembourserais si il faut… J’ai pas envie de me faire balancer dans la piscine. »


J’roulais pas sur l’or, mais en y mettant un peu du mien je pourrais sans doute lui rembourser ses bottes… Dire que j’avais rien demandé à personne… C’était pas ma journée. Mon juron favoris aurait bien eu sa place ici.
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MessageSujet: Re: Et ploof la baleine|Blake   Jeu 6 Juin - 17:28

« Merci. Quand tu m’as touché… J’ai vus une fille, morte. J’ai pas l’habitude de voir ce genre de truc… »

Je fis un violent bond en arrière . Si violent que mon coccyx connut une petite douleur passagère . Je baissais les yeux sur les dalles avant de le relever un peu effaré et de le poser sur cette jeune femme . Elle s'excusa de pénétrer où s'était pas permis tandis que je commençais à peine à construire un raisonnement sur le pourquoi du comment de ce pardon ... Je me rapprochais , cachant ma surprise . Personne ne savait ce que je traînais derrière moi personne . Elle était la toute première à en faire les frais grâce à ce qui semblait être un puissant don psychique . D'un air totalement vague , sa main se posa sur mon tee-shirt trempé et transparent , puis elle se releva comme si de rien n'était .

« Que je m’habille en fille ou en mec, c’est toujours la même rengaine, je les fait tous fuir. A quoi bon essayer d’être normale ? Crois moi... Je suis pas prête d'oublier ton "charme ravageur" Mais... Tu serais pas un peu du genre... Un peu trop sûr de toi ? Bon on peut pas dire que tu sois laid hein, mais... J'crois que tu es le premier à te vendre de la sorte auprès de moi. »

Mon air s'assombrit à nouveau . Ses pics lancés contre moi-même , non seulement était contradictoires sur certains de ses propos , et de plus , cachait une émotion que personne n'avait jamais vu sur mon visage , car elle trahissait l'image que je tenais à donner de moi à tous . Je répliquais d'un air qui se voulait glacial .

« Ah oui ? À cause de ce que je semble avoir élucidé comme un don ? Personne ne t'oblige à l'ouvrir sur ce que tu vois je pense ... Et puis je ne me suis pas barré en courant . Pis bon chacun son truc ... Moi j'éloigne les gens et les relations à coups de répartie naturelle et involontaire ... Te dire que j'aurais dût te laisser te noyer en toute franchise est notamment un réflexe ... Et une réalité en ce qui me concerne . »

Je me relevais également , fixant ma veste en cuir et mon téléphone avant de poursuivre toujours aussi froidement . Elle était mal tombée .

« Et personne à part toi ne sait ce que je cache dans mon dos , ce qu'on peut lire dans mes pas ... On me connaît juste sous le titre du beau gosse punk et mystérieux . Je ne me vends pas ... Je dis ce qu'il en est , la franchise c'est mon truc je viens de te le dire . Mine de rien tu me critiques mais ton regard quand tu m'as touché le torse a dit tout autre chose ... »

Je retirais soudainement mon tee-shirt , torse nu , la fixant avec un air de défi , de provocation . Car pour une fois , je n'étais pas caché sous une tonne de vêtements , puisque je me devais , de lui répliquer dans les règles de l'art , je prendrais ce qu'elle avait dit pour retourner ses propos contre elle-même . Et mon physique en faisait parti , pour une fois qu'il servait d'argument de moquerie . Je fis mine de serrer et étirer mon pull pour en jarter toute l'eau et ne pas montrer que j'avais fait ça par pur automatisme de réplique moqueuse .

« Si t’étais pas content, fallait pas te la jouer prince charmant… Et puis arrête de me vouvoyer, tu me donne 20 ans d’un coup, mon nom est Maeve… Pas Maeva, on me fait le coup tout le temps. Je te les rembourserais si il faut… J’ai pas envie de me faire balancer dans la piscine. »

Je levais les yeux en sifflant . Puis les reposant sur elle , ils étaient tranchants mais s'adoucissait pour qu'avec un mirage doux de mes méchancetés , l'élévation plus haute puis la chute , plus dure .

« Si tu crois MA-E-VE que j'ai besoin de faire ça pour m'attirer les filles ... Je préfère courir après les mecs que devoir sauter tous les samedis dans une piscine pour avoir une groupie de plus . C'est bien ce que j'ai comme problème . Je n'ai qu'une réputation de façade , on me dit aux 100 copines par mois mais au fond , je n'ai pas de réel ami ni de petite amie . Juste des groupies et des façades de marbre . »





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MessageSujet: Re: Et ploof la baleine|Blake   Jeu 6 Juin - 21:59

Lorsque je lui avouais avoir vus quelqu’un de mort en le touchant, une fille, il sembla faire le rapprochement et se recula comme si je l’avais électrocuté. Je fermais douloureusement les yeux. C’était toujours comme ça, j’étais un monstre, une atrocité qui voyait la vie des gens. Honnêtement mon cœur se serrait rien qu’à cette pensée. Je les rouvris et toute peine avait disparut de mes yeux, ne restant qu’une colère grandissante. Pourquoi ce monde n’était-il pas prêt à m’accepter ? Pourquoi les gens me voyaient ainsi ? Je dus me mordre la lèvre avant de fuir son regard. Je savais que j’étais en faute. Mais c’était comme si il m’avait porté un coup en plein dans la gueule, et tout le monde sait que Maeve finira toujours par rendre coup sur coup, mais avec peut être un peu de recul. Il finit par se rapprocher à nouveau. Et cela atténua ma rage, au moins il s’était pas barré comme le mec de la dernière fois, quand je lui avait dit que son plus mauvais souvenir avait été lorsqu’il avait pissé dans son slip un soir ou il faisait avec ses potes une épreuve de courage. Sa voix se fit dure et froide façon ice berg. Mais ne comptez pas sur moi pour jouer le Titanic. Ce n’était pas non plus un mix entre Jack et Rose.

« Ah oui ? À cause de ce que je semble avoir élucidé comme un don ? Personne ne t'oblige à l'ouvrir sur ce que tu vois je pense ... Et puis je ne me suis pas barré en courant . Pis bon chacun son truc ... Moi j'éloigne les gens et les relations à coups de répartie naturelle et involontaire ... Te dire que j'aurais dût te laisser te noyer en toute franchise est notamment un réflexe ... Et une réalité en ce qui me concerne . »

Je secouais la tête, il ne comprenait pas, personne ne comprenait. Je fermais les yeux, soupirant, avant de passer la main sous ma frange et de la rabattre en arrière. Je finis par soupirer, tremblante. Je devais changer de fringues ou m’étendre dans un coin, dans l’espoir que tout sèche. Mais j’en avais pas finis ici. J’étais petite, mais pas du genre à me faire piétiner.


« Hé bien… tu ne comprend pas. C’est comme si tu mettais dans un Shaker tout ce qui fait de toi ce que tu es, tes plus beaux souvenirs, tes plus grandes peines. Et que moi je buvais cul sec. C’est pour ça que je ne touche personne… D’habitude, même si j’arrive à limiter les dégâts. Je suis la seule à comprendre mon fardeau. »


J’avais sus garder la tête froide tant d’années, et c’était pas prêt de changer. Je finis par répondre à la fin de sa phrase.


« C’est aussi un bon moyen pour éloigner de toi ceux que tu aimes. Crois moi je suis passée emmerdeuse professionnelle, et avant toi ! J’en suis sûre ! »


J’eus un petit rire l’espace d’un instant. Il avait beau me présenter un glaçon, je parvenais tout de même à rire de moi-même. Je finis par attendre la suite, qui finit par venir. J’aurais dus me noyer ? Sans doute…enfin, sans doute était-ce ce que ce mec pensait. Je me mis à rouler des épaules et à m’étirer. Certaines parties de mon corps craquèrent. Mais je faisais ce que j’avais à faire. Et c’était ma façon à moi de voir quelle partie de mon corps avait morflé.


« Et personne à part toi ne sait ce que je cache dans mon dos , ce qu'on peut lire dans mes pas ... On me connaît juste sous le titre du beau gosse punk et mystérieux . Je ne me vends pas ... Je dis ce qu'il en est , la franchise c'est mon truc je viens de te le dire . Mine de rien tu me critiques mais ton regard quand tu m'as touché le torse a dit tout autre chose ... »


Comme preuve, il retira son haut. Je me massais les paupières avant de relever les yeux vers lui, arquant un sourcil, j’aurais sans doute pus écrire un bouquin du genre ‘Les malheurs de Maeve’ ou ‘Quand Joe Dalton rencontre Avrell Dalton’. Je prenais soin de regarder ailleurs. Un truc, n’importe quoi. Parce que à travers un T-shirt, c’était alléchant, mais mouillé ainsi et mis à nus était une autre histoire.


« Ouais je me doute, un truc aussi gros, ça m’étonne que tu le raconte à ton voisin en classe de renforcement de Russe… La critique permet de mettre de la distance entre les autres et moi. Comprend moi. Je sens tout ce que ressentent les gens au moment ou ils vivent ces aventures, des fois c’est cool, des fois ça te fous le cafard. Et je te signal que jusqu’à preuve du contraire… Je suis pas un canard moi… Je suis une fille, donc je ressens des trucs. »


Je finis par me présenter. HO BIEN MAEVE la prochaine étape ? SOURIRE PARDI ! Mais en fait… J’avais l’impression d’entendre un grincement à chaque fois que je souriais, comme si c’était pas normal pour moi de faire ça. J’essayais de sourire ASSEZ naturellement sans trop m’en sortir.

« Si tu crois MA-E-VE que j'ai besoin de faire ça pour m'attirer les filles ... Je préfère courir après les mecs que devoir sauter tous les samedis dans une piscine pour avoir une groupie de plus . C'est bien ce que j'ai comme problème . Je n'ai qu'une réputation de façade , on me dit aux 100 copines par mois mais au fond , je n'ai pas de réel ami ni de petite amie . Juste des groupies et des façades de marbre . »

Je voyais rouge, j’avais l’impression que de la fumée sortait de mon nez et de mes oreilles. Je serrais les points, avant de lui lancer un regard des plus noir et de lui tirer la langue, avant de répondre avec colère, montant dans les aiguës parce que j’étais frustrée.

« Ha ouais, tu me prend pour une groupie ? Tu crois que je vais me mettre à quatre pattes pour lécher les bottes ? Tu rêve mon pauvre, je ne suis pas de ceux là. T’as un nom peut être ? Ou dois-je t’appeler « le mec qui m’a sauvé mais qui me prend pour une stupide groupie » Je suis SÛRE que j’aurais pus me sauver toute seule, si c’est pour me faire insulter de la sorte. T’as peut être un physique alléchant, mais tu sais, certains chocolats qui présentent bien sont au final mauvais. »


Je relevais les yeux. Sauvant ce qui me servais de dignité. La colère me piquait les yeux, ou alors était-ce les larmes qui commençaient à pointer le bout de leur vilains nez.


« Tu n’aurais peut être pas dus passer par ici… »

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MessageSujet: Re: Et ploof la baleine|Blake   Ven 7 Juin - 19:18



« Hé bien… tu ne comprend pas. C’est comme si tu mettais dans un Shaker tout ce qui fait de toi ce que tu es, tes plus beaux souvenirs, tes plus grandes peines. Et que moi je buvais cul sec. C’est pour ça que je ne touche personne… D’habitude, même si j’arrive à limiter les dégâts. Je suis la seule à comprendre mon fardeau. »

Non je ne comprenais pas ce besoin de dire tout ce qu'elle voyait grâce au dit pouvoir . Elle était peut-être la seule à comprendre son fardeau ... Mais l'amélioration de sa condition passait toujours par une remsie en question de nous-mêmes . Étonnant que l'éventualité de ne pas dire ce qu'elle voyait ne lui soit pas passée par la tête ...

« C'est pas parce que la vie t'a foutu un sacré fardeau que tu dois tout me crier dessus comme quoi tu es la plus malheureuse martyr du monde ... Enfin je suis pas bien placé pour dire ça mais tu penses pas ... Que si tu ne supportes plus ta situation c'est que le problème vient de toi et que même s'il est éternel , tu peux le canaliser ou du moins l'adoucir ? »

Je soupirais tandis qu'elle semblait conclure :

« C’est aussi un bon moyen pour éloigner de toi ceux que tu aimes. Crois moi je suis passée emmerdeuse professionnelle, et avant toi ! J’en suis sûre ! »

Je levais les yeux au ciel , ne prenant point la peine de répondre . Je ne sais pas à quoi mènerait cette discussion idiote ... Déjà je me levais , empoignant ma veste où je rangeais fébrilement mon portable , l'écoutant si peu .

« Ouais je me doute, un truc aussi gros, ça m’étonne que tu le raconte à ton voisin en classe de renforcement de Russe… La critique permet de mettre de la distance entre les autres et moi. Comprend moi. Je sens tout ce que ressentent les gens au moment ou ils vivent ces aventures, des fois c’est cool, des fois ça te fous le cafard. Et je te signal que jusqu’à preuve du contraire… Je suis pas un canard moi… Je suis une fille, donc je ressens des trucs. »

Elle m'exaspérait miss ronchonne à toujours se plaindre de sa petite vie de fifille sensible . Elle s'habillait comme un mec mais avait la sensibilité fragile de 10 débiles réunies !

« Ha ouais, tu me prend pour une groupie ? Tu crois que je vais me mettre à quatre pattes pour lécher les bottes ? Tu rêve mon pauvre, je ne suis pas de ceux là. T’as un nom peut être ? Ou dois-je t’appeler « le mec qui m’a sauvé mais qui me prend pour une stupide groupie » Je suis SÛRE que j’aurais pus me sauver toute seule, si c’est pour me faire insulter de la sorte. T’as peut être un physique alléchant, mais tu sais, certains chocolats qui présentent bien sont au final mauvais. »

Je fronçais violemment les sourcils , attendant la suite tandis que je voyais ses yeux se faire humides .

« Tu n’aurais peut être pas dus passer par ici… »

Cette fois ça suffisait fallait pas me prendre pour un con . Je sortais de mes gongs , balançant à nouveau la veste en cuir qui n'avait rien demandé et la dévisageant d'un air tranchant .

« Punaise c'est quoi ton problème ?! T'es en train de me faire une leçon pour la dureté de ta vie puis tu t'effondres en larmes devant moi . Que dois-je comprendre ? Que les gestes de secours que tu lances sont contradictoires à tes dires ? Que veux-tu de moi hein ?! Puisqu'on a l'air les deux cons de l'historie , dis-moi hein ! T'as besoin d'un ami ? D'un lèches-bottes ?! Tu peux me critiquer ... Mais je ne me plains pas tellement de ma situation . Tu dis que rien ne l'améliorera c'est pour ça que tu fonds en larmes . Ta vie doit se résumer à heurter un mur constamment ... »


Je plissais les paupières , tentant de me calmer . Lui montrer ce que c'était un homme monstre ne pouvant parfois plus contrôler sa force comme j'avais fait avec une classe il y a des années ? Même pas en rêve ... Cette simple vision m'offrit une façade froide qui serait ma chance de sortie . Je mis ma veste que je rattrapais encore , tournant déjà les talons sans autre cérémonie qu'une sentence d'une voix froide .

« Désolée de t'avoir évité l'hydrocution madame ronchonne pour un fait qu'elle refuse de regarder dans les yeux mais qui lui gâche la vie et continuera tant qu'elle sera aussi aveugle . »




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MessageSujet: Re: Et ploof la baleine|Blake   Ven 7 Juin - 21:25

Ses regards étaient blessants, glaciales, mais je tins bon, je fis face comme je pus. J’aurais voulus disparaître, ne plus avoir à faire face à ce regard destructeur digne de Superman. J’avais jamais sus parler aux autres, j’avais jamais sus m’exprimer. C’était sans doute pour ça que nos liens, avec ma jumelle s’étaient peu à peu dégradés. J’étais une fille ronchonne, et je ne supportais pas qu’on me juge, le regard que les autres portaient sur moi me hérissais le poil. Je fermais les yeux. Il allait répondre, il allait me faire mal encore une fois. Mais dans ma grande idiotie je voulais montrer que c’était moi la plus forte.

« C'est pas parce que la vie t'a foutu un sacré fardeau que tu dois tout me crier dessus comme quoi tu es la plus malheureuse martyr du monde ... Enfin je suis pas bien placé pour dire ça mais tu penses pas ... Que si tu ne supportes plus ta situation c'est que le problème vient de toi et que même s'il est éternel , tu peux le canaliser ou du moins l'adoucir ? »


Je ne dis rien, du moins pendent un petit instant. Je me contentais de le regarder, surprise et à la fois peinée… J’avais mal. Je passais pour une gamine capricieuse. Je savais qu’il avait vécu des trucs qui étaient loin d’être tout beau tout propres, je m’en doutais. Mais lui les avaient vus, vécus, une fois. Moi j’avais l’impression que ma vie ne se résumais qu’aux malheurs des autres. Je hochais la tête, sortant des poches de ma chemise une paire de gants en laine, allant du bout de mes doigts au début de mes épaules. Je lui montrais ma trouvaille, sans un mot. Avant de le fixer. J’osais plus bouger. J’osais plus faire quoi que ce soit. C’est alors qu’il prit rageusement sa veste, rangeant son portable dans une poche au pif. Il avait l’air de se foutre totalement de toi. Et ça… Autant vous dire que ça ne me plaisais pas… Faire comme si je n’existais pas était si facile…

« Punaise c'est quoi ton problème ?! T'es en train de me faire une leçon pour la dureté de ta vie puis tu t'effondres en larmes devant moi . Que dois-je comprendre ? Que les gestes de secours que tu lances sont contradictoires à tes dires ? Que veux-tu de moi hein ?! Puisqu'on a l'air les deux cons de l'historie , dis-moi hein ! T'as besoin d'un ami ? D'un lèches-bottes ?! Tu peux me critiquer ... Mais je ne me plains pas tellement de ma situation . Tu dis que rien ne l'améliorera c'est pour ça que tu fonds en larmes . Ta vie doit se résumer à heurter un mur constamment ... Désolée de t'avoir évité l'hydrocution madame ronchonne pour un fait qu'elle refuse de regarder dans les yeux mais qui lui gâche la vie et continuera tant qu'elle sera aussi aveugle . »


Ça y est… Il partait. Il s’éloignait comme ça. Sans un mot. Je ne savais rien de lui, il avait refusé de me dire son nom. Il m’avait sauvé, il avait fait la gueule, puis il m’avais cassé sans vergogne… Et il se cassait comme ça, c’était quoi ce mec ? Je pris une grande inspiration. Essuyant mes larmes d’un revers rageur de la main. Il y a des fois ou une femme doit faire face à une situation de crise, ou elle doit savoir s’affirmer, montrer qui fait la loi. Et j’allais lui montrer que Maeve ne se laissait pas faire ! Grand dieux jamais. Je le voyais me tourner le dos après m’avoir balancé tout ce qu’il avait en stock dans ma tronche.


« Je… Je… Désolée, pars pas, s’il te plait. Reste. Je ne te ferais plus étalage de mes malheurs… J’ai tendance à instaurer une distance entre moi et les autres, j’ai peur que, si je deviens trop proche d’eux, je finisse par tout casser. Mais pas besoin d’être proche pour être une catastrophe ambulante. Il n’y a pas de murs dans ma vie. Il y a seulement moi et… Le reste du monde. »


Et il y a aussi des fois ou une femme doit docilement se taire… Pour ne pas se mettre tout son entourage à dos. Je ne voulais pas avoir ce type dans ma liste de mecs à éviter. Mes mains tremblaient. J’avais peur… Peur de tout foirer. Peur de voir mes moyens s’envoler. J’avais jamais vraiment eus d’amis. J’étais belle. Ma sœur jouait dans le style enfantin, moi j’étais la fille séduisante… Mais je ne sais pas, il devait y avoir un truc sur mon visage. Je m’assis sur une chaise, passant les mains sur mon visage. Je ne voulais pas voir si il était partit ou non, puisque je me doutais de la réponse, qui resterait avec Maeve ? Mes genoux vinrent se coller à ma poitrine. Et je restais ainsi dans cette position, érigeant les barrière mentale que je m’évertuais à garder tout le temps, ainsi mes pouvoirs n’agissaient pas. J’imaginais une grande forteresse, une citadelle imprenable. Tout à l’heure j’avais l’impression d’être nue. Là… Je me sentais prête à affronter l’enfer.

« J’aimerais bien… Savoir naturellement comment me comporter avec les autres, j’aimerais bien paraître gentille et aimable, mais je peux pas, je peux pas parce que je sais pas comment faire. Tout semble… Si compliqué. J’ai l’impression d’avoir l’étiquette sans potes collée au front et de porter un panneau lumineux au dessus de la tête qui clame ‘ne vous approchez pas de cette fille’… J’me sens vraiment nulle. Je sais pas quoi faire a part me lamenter sur mon sort. Parce que c’est cette partie de moi qui me permet de… De garder la tête haute. Je vois toujours le pire OU le meilleur dans la tête des gens, je ressens et vois tout ce qu’ils voient. Alors on peut dire que j’ai déjà vécu 100 ans au moins. Mais… C’est toujours aussi dur. Je suis pas normale je le sais bien. Mais que faire alors ? »

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MessageSujet: Re: Et ploof la baleine|Blake   Sam 8 Juin - 11:07

« Je… Je… Désolée, pars pas, s’il te plait. Reste. Je ne te ferais plus étalage de mes malheurs… J’ai tendance à instaurer une distance entre moi et les autres, j’ai peur que, si je deviens trop proche d’eux, je finisse par tout casser. Mais pas besoin d’être proche pour être une catastrophe ambulante. Il n’y a pas de murs dans ma vie. Il y a seulement moi et… Le reste du monde. »

Je m'arrêtais , maintenant devant le premier portail qui séparait la piscine du pédiluve puis de la sortie . Posant ma main sur la barre en fer et réfléchissant . Me crispant sans m'en rendre compte . Je ne comprenais rien à ce qu'elle me disait . Mais un peu fou sans doute , j'essayais quand même d'y répondre ... Dingue non ? Ses propos ne répondaient nullement aux critiques que je lui faisais . Du moins ils semblait essayé . Mais partaient tout aussi sur tout autre chose . Sans me retourner , je lançais froidement :

« Tu racontes n'importe quoi c'est ça le pire ... Tu n'as répondu à aucune de mes interrogations ou même mes critiques par une réponse exacte . Tu implores à chaque fois comme ça quand on menace de se barrer ? Je te le redis , si le scénario se répète c'est que c'est TOI qui doit prendre ta destinée en mains . Car c'est pas l'humain quelqu'il soit qui demain , deviendra tolérant et ouvert d'esprit à quiconque . »

Je baissais les yeux vers ma main soupirant avant d'écarquiller les pupilles . Ma main était comme une trace de pas dans du ciment frais ; comme ancrée dedans . Je la retirais précipitamment , trop peut-être puisque la barre en fer me resta dans la main .

« J’aimerais bien… Savoir naturellement comment me comporter avec les autres, j’aimerais bien paraître gentille et aimable, mais je peux pas, je peux pas parce que je sais pas comment faire. Tout semble… Si compliqué. J’ai l’impression d’avoir l’étiquette sans potes collée au front et de porter un panneau lumineux au dessus de la tête qui clame ‘ne vous approchez pas de cette fille’… J’me sens vraiment nulle. Je sais pas quoi faire a part me lamenter sur mon sort. Parce que c’est cette partie de moi qui me permet de… De garder la tête haute. Je vois toujours le pire OU le meilleur dans la tête des gens, je ressens et vois tout ce qu’ils voient. Alors on peut dire que j’ai déjà vécu 100 ans au moins. Mais… C’est toujours aussi dur. Je suis pas normale je le sais bien. Mais que faire alors ? »

Je faisais mine de rien , me retournant la barre en fer toujours en main . La faisant tournoyer d'un air vague puis la fixant comme si de rien n'était .

« Personne ne peut faire le boulot à ta place ... Je te l'ai dis ... Après , cette façon d'interpréter la chose et d'agir est différente pour chacun d'entre nous . Creuses toi un peu la tête merde ! »

Je me laissais tomber sur un transat , assis et penché , jouant à faire tournoyer la barre sur le sol puis la mettant sur mon index , la dressant en essayant de pas la faire tomber . Elle était repliée sur elle-même . Je toisais mon nouveau joujou temporaire , me demandant si je devais ouvrir l'huître qu'elle était au pied de biche . Mais me contentait de le glisser sous son menton pour le relever , poursuivant :

« Tu m'as bien regardé ? Le peu de gens qui se sont frottés à moi , c'était des mecs , des vrais , dont leurs copines bavaient sur moi et ça les énervaient alors ils venaient me casser la gueule . »

Je lui désignais l'endroit de ma main tout tracée une empreinte sur de la pâte à modeler . Mais c'était bien du fer je vous jure , et je ne cherchais pas pour autant à l'effrayer , car à notre manière , nous étions tous deux monstres avec un don handicapant bien différent .

« Et voilà , ça finit toujours pareil ... Ils découvrent la terreur que je suis et puis se barrent et le potin fait le tour de la bande de potes ... On s'en forge une réputation sans le vouloir et pas forcément pratique . Malheureusement de l'ordre du physique , je vais pas me faire boutonneux pour leur faire plaisir ! »

Je secouais la tête , trouvant très con ce que je disais . Puis la regardant à nouveau , froidement :

« Il n'y avait donc aucune raison de m'agresser car je t'ai sauvé ... Je ne risquerais pas de le faire deux fois , j'ai compris la leçon . Aider son prochain c'est mal . Au fait , moi c'est Blake . »

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MessageSujet: Re: Et ploof la baleine|Blake   Sam 8 Juin - 13:50

Je ne le voyais pas, j’étais plongé dans la contemplation du carrelage, avant d’enfouir ma tête entre mes genoux. Sans un mot. J’essayais de forger cette carapace que j’avais d’habitude. Cette carapace si solide. J’étais comme absente, dans mon propre petit monde. Je ne voulais pas de confrontation, pas plus que je ne voulais répondre à ses questions. Je me sentais à nouveau moi-même, ma forteresse interne érigée, mes gants sur les mains. Je plissais les yeux. Je savais que mon maquillage avait coulé, et que j’en avais plein sur le visage.

« Tu racontes n'importe quoi c'est ça le pire ... Tu n'as répondu à aucune de mes interrogations ou même mes critiques par une réponse exacte . Tu implores à chaque fois comme ça quand on menace de se barrer ? Je te le redis , si le scénario se répète c'est que c'est TOI qui doit prendre ta destinée en mains . Car c'est pas l'humain quelqu'il soit qui demain , deviendra tolérant et ouvert d'esprit à quiconque . »


Je dus me mordre la lèvre, tellement fort qu’un gout à mi chemin entre le sucre et le métal m’emplis la bouche. Je plissais les yeux, les mots me venaient. Puis repartaient. Je serrais plus fort mes genoux contre ma poitrine. Expirant.

« T’as pas le droit de balayer tout ce que je dis comme ça. J’ai pas d’ami. J’ai aucun ami. Mais j’aimerais bien au moins une fois en avoir un. J’aimerais bien savoir ce que ça fait de… Sourire naturellement. Ce que ça fait d’être heureuse. Je le vois chez les autres, mais j’ai toujours l’impression d’être étrangère à ce sentiment. Si tu t’en vas… C’est que tu n’es peut être pas la personne que j’attendais. Et alors je recommencerais à chercher la personne qui m’acceptera. »


J’entendis ses pas s’approcher. J’entendis qu’il revenait. Il allait encore me remettre en question, me casser comme si rien n’était. Comme si il n’était jamais partis. Mais je n’arrivais pas à savoir si ça m’embêtais ou si ça m’amusais… Non impossible de répondre. J’étais bizarre, et je le savais très bien.


« Personne ne peut faire le boulot à ta place ... Je te l'ai dis ... Après , cette façon d'interpréter la chose et d'agir est différente pour chacun d'entre nous . Creuses toi un peu la tête merde ! »

Il était aussi vulgaire que moi dans le fond. Un vrai emmerdeur. Comme moi, encore une fois. Je finis par hausser les épaules, ma gorge était serrée, mais vu la proximité de sa voix, il était plus proche de moi maintenant. Je fermais les yeux. Papy disait toujours,’si ça marche pas, persévère Maeve, et un jour, quand tu auras tout donné, je suis sûr que tu parviendras à tes fins. Tu arrive toujours a avoir ce que tu veux.’ Et le vieux loup de mer avait raison sur un point. Moi. Maeve… Je finissais, si je mettais toute mon énergie dans cet unique but, à avoir ce que je voulais. Je souris un instant. Avant que mon visage ne redevienne morne, au fond de mes yeux brillaient une infime touche de détermination.

« Il suffit de le vouloir pour le pouvoir c’est ça ta leçon du jour ? J’en prend note alors… »


Je sentis quelque chose de froid se glisser sous mon cou, et il me releva la tête de force. Un micro sourire accueillit son geste et je relevais alors la tête, sans chercher à lui résister. Doucement, sans un mot de plus. Un petit sourire fiché sur le visage.

« Tu m'as bien regardé ? Le peu de gens qui se sont frottés à moi , c'était des mecs , des vrais , dont leurs copines bavaient sur moi et ça les énervaient alors ils venaient me casser la gueule . »

Il me montra alors sur son bout de métal, l’endroit ou sa main était imprimé avec force. Ho je doutais que les bagarreurs en question aient finis fières de leur affrontement avec le jeune homme qui semblait doté d’une force digne d’un titan. Beaucoup en parlaient. Dans la mythologie grec, Hercule avait été doté d’une force de dieu. On en retrouvais plus régulièrement dans les comics de nos jours, ou dans les romans fantastiques, voir même dans les jeux vidéos. Pour tout dire… ça avait un peu plus de gueule que mon pouvoir a moi. Je hochais la tête, montrant que j’avais bien compris son problème à lui. Moi, mon pouvoir, il était d’ordre psychique, il ne se voyait pas. Le sien était… Différent. A bien des niveaux.

« Et voilà , ça finit toujours pareil ... Ils découvrent la terreur que je suis et puis se barrent et le potin fait le tour de la bande de potes ... On s'en forge une réputation sans le vouloir et pas forcément pratique . Malheureusement de l'ordre du physique , je vais pas me faire boutonneux pour leur faire plaisir ! »

Je pensais qu’honnêtement les gens avaient la fâcheuse tendance à nous ranger dans des catégories qui n’étaient pas forcément vrai. Je passais pour la fille facile, et les gens pensaient qu’on pouvais profiter de moi avec facilité. Et au final ? Il arrivait ce qui devait arriver. Un retournement de la situation imprévue, parce que la petite minette sait jouer des poings. A l’école primaire j’étais dans toutes les meilleurs bastons. J’avais retrouvé mon assurance. J’arquais un fin sourcil.

« Ha et j’imagine que tes copines devaient être verte de jalousie a force de voir que toutes les « groupies » se retournent sur ton passage, ou quelque chose du style. Et lorsqu’elles découvraient que tu pouvais casser les bras des autres comme des brindilles, elles battaient en retraite. C’est ça ? La seule histoire que j’ai eu a duré jusqu’à ce que je me mette à convulser en plein repas avec sa famille parce qu’il avait touché ma cuisse. L’un comme l’autre en un sens… On est des marginaux. »

Son regard se fit à nouveau tranchant. Mais je ne laissais pas tomber, ça jamais. Je pris mon courage à deux mains. Me tournant vers lui. J’avais retiré mes converses. Quand je marchais ça faisait un affreux bruit spongieux… Et je me sentais mal dedans. Ne restait que mon micro short et mon T-shirt un peu trop grand pour moi.


« Il n'y avait donc aucune raison de m'agresser car je t'ai sauvé ... Je ne risquerais pas de le faire deux fois , j'ai compris la leçon . Aider son prochain c'est mal . Au fait , moi c'est Blake . »

Je le regardais, surprise, Trois fois que j’lui demandais son nom, trois fois qu’il m’ignorais comme… Si j’étais une bestiole écrasée sur la route. Mais là, il était de nouveau froid et distant. Je secouais la tête.

« C’est pas ça… Quand tu m’as touché j’ai sentis toute la détresse de ce que j’ai vus, toutes tes émotions et… J’ai été vraiment secouée. J’ai mal agis, je m’excuse. Je ne m’attendais pas à ça… C’est tout. »


Je finis par relever les yeux vers lui. Toute rouge. J’avais l’impression d’être un de ces boulets sur Facebook lorsque je lui balançais ça.


« Dis… Tu veux être mon ami ? »



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MessageSujet: Re: Et ploof la baleine|Blake   Sam 8 Juin - 18:58

« T’as pas le droit de balayer tout ce que je dis comme ça. J’ai pas d’ami. J’ai aucun ami. Mais j’aimerais bien au moins une fois en avoir un. J’aimerais bien savoir ce que ça fait de… Sourire naturellement. Ce que ça fait d’être heureuse. Je le vois chez les autres, mais j’ai toujours l’impression d’être étrangère à ce sentiment. Si tu t’en vas… C’est que tu n’es peut être pas la personne que j’attendais. Et alors je recommencerais à chercher la personne qui m’acceptera. »

Non je n'avais sans doute pas le droit . Mais l'avait-elle elle pour éviter toute réponse précise à mes questions ? C'était comme m'ignorer mais ça ... J'avais fini par avoir l'habitude . Mais la fin de sa sentence me fit longuement réfléchir .

« Parce que tu attendais quelqu'un ? La tolérance et l'ouverture d'esprit incarnée ? Ça n'existe pas ... Ou si mais pas humain ... »

Je m'étais rapprochée d'elle , un transat à côté du sien . Je jouais avec mon bâton mais ne l'écoutait pas moins .

« Il suffit de le vouloir pour le pouvoir c’est ça ta leçon du jour ? J’en prend note alors… »

Lui faisant relever la tête , je passais pour un psychologue avec mes idées débiles que je lui exposais comme ça , comme si je savais tout . Mais j'avais pas toujours raison , personne ne pouvait tout le temps éviter d'avoir un jour tort , c'était impossible .

« Ha et j’imagine que tes copines devaient être verte de jalousie a force de voir que toutes les « groupies » se retournent sur ton passage, ou quelque chose du style. Et lorsqu’elles découvraient que tu pouvais casser les bras des autres comme des brindilles, elles battaient en retraite. C’est ça ? La seule histoire que j’ai eu a duré jusqu’à ce que je me mette à convulser en plein repas avec sa famille parce qu’il avait touché ma cuisse. L’un comme l’autre en un sens… On est des marginaux. »

Je secouais négativement la tête , lui répliquant un peu moins froidement , essayant de mettre un peu de rassurante chaleur dans ma voix , mais j'étais pas vraiment doué pour ça .

« Certes nous sommes originaux et la différence est rejetée d'où notre solitude à tous les deux sans doute ... C'est faux , je n'ai jamais eu de copines . Je te l'ai dit j'ai des groupies , des vengeurs silencieux et distants mais ni d'amis , ni de petite amie . »

Elle avoua que déclencher ses visions n'étaient nullement ... Volontaire ? Je soupirais , c'était passé après tout mais il n'empêche que je n'aimais pas savoir que quelqu'un dans ce monde pouvait tout savoir sur moi rien qu'en me touchant du bout du doigt .

« Dis… Tu veux être mon ami ? »

Je la fixais , les yeux brillants d'une étrange lueur . Posant doucement les yeux sur elle . Ses mots là ... Personne ne me les avait jamais sorti . Et exceptionnellement , je sentais une énergie chaude et douce se diffuser en moi , un fluide rassurant et très agréable . Mais je ne montrais rien comme à mon habitude , souriant juste en hochant la tête face à son regard . Avant d'hésiter :

« J'ai une question à te poser Maeve ... Le toucher qui te permet cela ... Si j'ai bien compris tu n'en décides pas vraiment mais ... Toute sorte de toucher ? Qui que ce soit , même ta possible mère , tu voyais des choses avec elle ? Qu'elle t'embrasse ou te tâte le front pour la fièvre ? Je ne veux pas dire de bêtises ... Alors je préfère te demander . »

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MessageSujet: Re: Et ploof la baleine|Blake   Dim 9 Juin - 12:09


« Parce que tu attendais quelqu'un ? La tolérance et l'ouverture d'esprit incarnée ? Ça n'existe pas ... Ou si mais pas humain ... »


J’en eus un petit sourire songeur, en pensant à ce cher London, mon chat noir. Je l’avais trouvé dans la rue… C’était peut-être un peu cliché, mais il était posé dans une boite en carton. C’était le dernier. Mais personne n’en voulait parce qu’il était noir. Il pleuvait ce soir-là, et je rentrais chez moi lorsque je tombais nez à nez avec lui. M’arrêtant pour croiser son regard félin. C’est alors qu’il poussa un miaulement, un petit son à vous fendre le cœur. Je l’avais alors pris dans mes bras, et encore aujourd’hui, London venait se blottir dans mes bras, comme ce fameux jour ou je suis rentré avec lui, dans mes bras. Il y a des choses qui ne s’oublient pas. Je savais que London acceptait tout le monde, se frottant contre le premier venu. Il se fichait bien pas mal de toutes ces histoires de pouvoirs.

« C’est vrai… Tu as raison. Mais j’imagine que si moi j’accepte quelqu’un, cette même personne m’acceptera. Telle que je suis. C’est peut être un rêve d’enfant. Mais je veux y croire. »


Il s’était levé pour venir s’assoir dans le siège à côté du mien. C’était déjà une nette amélioration, je lui lançais un sourire en coin avant de rouler des épaules et de m’installer au fond de mon siège. Par la suite je lui demandais si ses copines aimaient voir d’autres minettes lui tourner autour. Et pour tout avouer, sa réponse me surpris. Sa voix avait perdus un peu de son tranchant et semblait moins dure qu’avant. C’était déjà ça.


« Certes nous sommes originaux et la différence est rejetée d'où notre solitude à tous les deux sans doute ... C'est faux , je n'ai jamais eu de copines . Je te l'ai dit j'ai des groupies , des vengeurs silencieux et distants mais ni d'amis , ni de petite amie . »


Je haussais les épaules, on était un peu dans la même situation lui et moi. Je lui tapotais le bras avec ma main gantée, un sourire qui se voulait un peu plus rassurant que les remarques de harpies que j’avais pus faire précédemment.


« Aller, t’en fais pas. Un beau garçon comme toi rester seul si longtemps ? J’y crois pas. Tu finiras par te trouver des amis et des gens en qui avoir confiance. J’en doute pas. Et je te jure que moi aussi je ferais tout pour avoir des amis. »


Je me jetais par la suite à l’eau, comme une pseudo grande fille. Lui demandant si il voulait bien devenir mon ami. Bon c’était sûr être l’ami d’une folle dingue, je savais pas si c’était un plus, mais moi j’en avais besoin, et je pense qu’il en allait de même pour lui. Au final on se ressemblait plus qu’on pouvait le croire. Il me lançait un regard… Surpris ? Sans doute. Peut-être que personne ne lui demandaient ce genre de chose sachant que… Il avait une force de titan ? Qu’il pouvait jouer monsieur muscle et tordre une barre de fer en forme de cœur rien que pour le fun ? Je ne savais pas jusqu’ou allaient ses pouvoirs. Je ne savais pas ce qu’il était capable de soulever, et ce qui lui était impossible. Il hocha la tête, avant de me poser une drôle de question.

« J'ai une question à te poser Maeve ... Le toucher qui te permet cela ... Si j'ai bien compris tu n'en décides pas vraiment mais ... Toute sorte de toucher ? Qui que ce soit , même ta possible mère , tu voyais des choses avec elle ? Qu'elle t'embrasse ou te tâte le front pour la fièvre ? Je ne veux pas dire de bêtises ... Alors je préfère te demander . »


Je finis par réfléchir. Un court instant ou mes yeux se fixèrent sur le plafond, avant de revenir à lui et de commencer à parler. D’une voix douce.

« Tu vois mon pouvoir comme une catastrophe ambulante. Mais je suis capable de voir les plus beaux moments de la vie de ceux que je touche. De même que les pires. Des fois… Voir le bonheur simple et jouissif procuré par de petits rien… ça fait du bien. Mais par un temps, oui. Le moindre touché, la moindre caresse… me donnais des visions. Mais maintenant je suis capable de me protéger. Je ne vois les choses que lorsque… Je suis en danger comme dans la piscine, quand cette barrière est le cadet de mes soucis. Là… Je suis repassée en mode off si tu préfères. Et je met mes gants par mesure de sureté. »


J’pouvais lui dire sans crainte que je n’étais plus dangereuse, du moins, pas tant que ça.



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MessageSujet: Re: Et ploof la baleine|Blake   Dim 9 Juin - 19:30

« C’est vrai… Tu as raison. Mais j’imagine que si moi j’accepte quelqu’un, cette même personne m’acceptera. Telle que je suis. C’est peut être un rêve d’enfant. Mais je veux y croire. »

Je la fixais . Elle semblait peu naïve mais voulait faire croire qu'elle pouvait croire à ce genre de choses tel un véritable enfant , c'était mignon mais de mon point de vue , tout aussi stupide avec la cruauté du monde dans lequel nous vivions chaque jour , chaque heure , chaque minute , chaque seconde , sans un temps de répit .

« À trop rêver ... On tombe , et plus on s'élève par le rêve , plus la chute vers la réalité est longue et rude , plus le choc avec le sol s'en fait sentir . Ce serait bête quand même , tu ne le mérites pas finalement . »

Elle me tapota le bras avec son gant , un geste un peu rassurant dans notre existence qui n'était qu'un cercle vicieux sans un moment de tendresse , de calme . Toujours un problème qui traînait dans nos pies pour nous faire trébucher .

« Aller, t’en fais pas. Un beau garçon comme toi rester seul si longtemps ? J’y crois pas. Tu finiras par te trouver des amis et des gens en qui avoir confiance. J’en doute pas. Et je te jure que moi aussi je ferais tout pour avoir des amis. »

Je baissais la tête , fixant mes pieds . Je n'avais espéré autre chose qu'un lendemain sombre et seul , avec milles et uns regards terrifiants derrière chaque ombre et chaque mur me dévisageant . Prêt à prendre toutes mes forces de barrage pour me défendre contre les jaloux , contre les chuchotements de pestes sur mon passage ... Céderais-je un jour ? Cette technique adoptée ne serait pas éternelle ... Et pour me rattraper si un jour ma barrière viendrait à se briser ... Il fallait reposer sur quelqu'un ou d'autres ...

« Ces mots sonnent faux avec la mauvaise habitude de vie que j'ai prise sans voir la moindre lueur d'espoir dans le prochain de mes pas que je ferais c'est fou ... »

Je ressemblais plus à un dépressif suicidaire qu'un mec aimant juste cacher ses faiblesses sous un look punk ... Je faisais même un peu beaucoup peur , et mon pouvoir ne m'aidait pas .

« Tu vois mon pouvoir comme une catastrophe ambulante. Mais je suis capable de voir les plus beaux moments de la vie de ceux que je touche. De même que les pires. Des fois… Voir le bonheur simple et jouissif procuré par de petits rien… ça fait du bien. Mais par un temps, oui. Le moindre touché, la moindre caresse… me donnais des visions. Mais maintenant je suis capable de me protéger. Je ne vois les choses que lorsque… Je suis en danger comme dans la piscine, quand cette barrière est le cadet de mes soucis. Là… Je suis repassée en mode off si tu préfères. Et je met mes gants par mesure de sureté. »

Je fixais ses gants avant de la regarder .

« Je vois ... Tandis que moi je peux à peu près la contrôler sauf en matière de colère . Là j'évite d'empoigner des gens au risque de les amputer du bras . Comme la barre en fer ... Mais je suis calmé . »

Je la regardais un instant , hésitant à rajouter autre chose . Je ne saurais vous expliquer la force qui m'a poussé à me pencher vers elle pour la regarder de plus près . Et finalement me laisser entraîner jusqu'à la toucher , ce fameux toucher plus ou moins fatal chez elle mais de mes lèvres aux siennes cette fois . Je voulais ... Tester ? Ou me laissais-je glisser dans ce quasi moment de bonheur qu'on m'accepte enfin ? Et sa réaction ? J'allais sans doute m'en prendre une ... J'écarquillais les yeux quand la réalité revint comme un déclic sans issue dans ma tête , la situation dans laquelle je m'étais fourrée . Je me détachais d'elle assez vite en étant au plus doux , puis tournait déjà le dos , me levant précipitamment , voulant fuir et cacher mes joues sans doute rouge tomate , chose qui n'allait pas avec ms airs mystérieux .

« Merde ! Je suis désolé , je ... Même quand tout va bien , je perds contrôle ... Pardon ! Je ... Adieu je ... Merde ... MERDE ! »

Une larme ? Je ne croyais pas en revoir avant quelques siècles au coin de mes yeux , je ne devais pas me retourner et enjambais d'un saut rapide les deux portillons sans me retourner , tournant pour trouver un coin à quelques mètre plus loin et me laisser tomber , séchant toute trace de larmes , me roulant en boule en silence , anxieux , se maudissant lui-même , je me faisais mal aux bars à force de me crisper sur moi-même et de m'en vouloir . Qu'est-ce que je vous avais dit ? Le monstre lui-même , ce cher Takanashi Blake .

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MessageSujet: Re: Et ploof la baleine|Blake   Lun 10 Juin - 9:25


Nos regards se croisaient, je savais bien ce qu’il pensait de moi. Ça se lisait sur son visage. Je vivais sans doute d’après lui dans le monde des bisounours… Mais qu’y avait t-il de mal a vouloir vivre heureuse ? Je décidais de ne rien lui dire là-dessus. Chacun voyait sa vie comme il le voulait. Mais pour sortir de sa bulle et croquer sa vie à pleine dent, il fallait savoir ce qu’on voulait. Et accepter le peu de chose que la vie avait a offrir.

« À trop rêver ... On tombe , et plus on s'élève par le rêve , plus la chute vers la réalité est longue et rude , plus le choc avec le sol s'en fait sentir . Ce serait bête quand même , tu ne le mérites pas finalement . »


Je lui souris doucement, un petit sourire amusé. Alors comme ça il s’inquiétait pour moi ? C’était charmant. J’m’étais peut être trompé. Ce n’était peut être pas un prince charmant sur son cheval blanc. Mais je n’avais rien contre le romantique sur son canasson non plus. Je penchais la tête, me demandant si son poney à lui serait couvert de piercing.


« Ne t’en fais pas. La chute me permettra de prendre du recule, pour mieux sauter. C’est rare mais il m’arrive d’être optimiste tu sais ? Et puis… Cette école, avec des gens « comme moi » c’est l’occasion de faire ami ami avec des gens capables de me comprendre. »


Il devint d’un coup tout timide, trouvant un merveilleux sujet d’étude dans ses chaussures. Un grain de poussière magique qui venait de se poser pour qu’il n’ait d’yeux que pour ce grain ? Au final il était pas si différent de moi. Et je comprenais plus ou moins comment il marchait. C’était toujours un type SUPER imprévisible… Mais d’un autre côté il restait un type ! C’était pas parce que superman enfilait son slip au dessus de sa paire de colant qu’il changeait d’humeur lorsqu’il redevenait humain. Enfin… Peut être un peu ?


« Ces mots sonnent faux avec la mauvaise habitude de vie que j'ai prise sans voir la moindre lueur d'espoir dans le prochain de mes pas que je ferais c'est fou ... »


J’eus un sourire remplis d’assurance alors que je le fixais. Un petit sourire qui éclairait ma frimousse. Je finis par m’humecter les lèvres avant de lui répondre avec une pointe de moquerie.


« Je te retourne ta leçon de morale mon cher. Si tu n’y met pas du tien pour que ça s’arrange, si tu n’y crois pas toi-même je doute que ça marche. Aller ! Reprend toi ! »


Je regardais mon lecteur CD qui avait bien faillis finir à la flotte. Ho j’avais eu de la chance. J’aurais pus avoir a repayer une paire de bottes ET un lecteur CD et je pense que là j’aurais vraiment fait la gueule. Il parla, et je l’écoutais avec attention.


« Je vois ... Tandis que moi je peux à peu près la contrôler sauf en matière de colère . Là j'évite d'empoigner des gens au risque de les amputer du bras . Comme la barre en fer ... Mais je suis calmé . »


Je penchais la tête, puis soudain je le vis hésiter un instant. Il commença à se rapprocher avec une lenteur frustrante, je le laissais faire, mon cerveau marchant avec un train de retard. Plus tard, je me serais sans doute sentis idiote de ne pas avoir compris tout de suite de ce qu’il en retournais. Je savais, à cause d’un silence que c’était un moment décisif. C’était comme si le monde lui-même retenait son souffle, se demandant ce qui allait bien se passer. Il finit par poser ses lèvres sur les miennes. Je sentais leur douceur. Une caresse chaude, douce et excitante. Je sentais son odeur. Un parfum typiquement masculin qui enveloppait son corps. Et en dessous… Une odeur douce et fruitée. Celle de sa peau. Puis ce fut comme si un fil se tendait pour me happer, et pour me mettre dans le corps du jeune homme. Je voyais à travers ses yeux. Je sentais… L’envie de se faire accepter par quelqu’un, l’envie d’être accepté à ma propre valeur. Puis je me voyais, moi en face de lui. Je sentais son corps bouger, ses lèvres toucher les miennes. Mais il s’agissait là d’un souvenir. Son souvenir à lui. Heureux. Mes yeux papillonnèrent alors qu’il s’éloignait. Je restais là, un peu hébétée. Touchant du bout des doigts mes lèvres pleines. Me souvenant dans un dernier echo fantomatique ces lèvres sur les miennes. Leur caresses tendres. Puis mes yeux se posèrent sur la veste qu’il avait abandonné dans sa fuite. Je pris doucement sa veste. Une odeur de cuir… Et de pomme, mêlé de marrons grillés. Du moins c’est à ça que ça me faisais penser. Comme quoi… Même au fond d’un être rongé par l’hiver, on pouvait trouver réconfort. Et bonheur. Je laissais glisser la veste sur mes épaules, marchant calmement. J’avais entraperçu dans ce souvenir une idée de fuir avant de voir tout se briser. J’avais vus le besoin de s’isoler. Je finis par sortir. Mes pieds nus dans l’eau séparant les deux portillons. Impossible de remettre mes chaussures. Je finis par le retrouver. Si je n’avais pas fais attention… Je ne l’aurais pas vus. Roulé ainsi en boule. Mon cœur cognait dans ma poitrine. J’avais l’impression d’avoir une bombe au fond du cœur. Je finis par m’agenouiller face à lui, posant sa veste près de lui. Caressant doucement sa joue du bout des doigts. Avant de prendre une voix faussement dur.

« Alors comme ça tu fais partis de ceux qui n’assument pas leur actes ? Je te pensais plus brave. Tu sais… Je pense qu’au final, on est plus semblable que tu peux le croire toi et moi. Dis moi... Qu'est-ce que je dois comprendre ? Qu'au final tu as bien fait de me sauver ? »

Je finit par passer ma main dans ses cheveux, mais avec ces fichus gants je ne sentais rien… Je finis par le retirer et par laisser courir ma main sur sa joue, puis son front, et enfin ses cheveux. Je ne savais pas quoi penser de ça. Mais je savais que j’étais heureuse comme jamais.


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MessageSujet: Re: Et ploof la baleine|Blake   Jeu 13 Juin - 18:08





Je restais dans un coin . Incapable de bouger le moindre doigt et tremblant de toute part . Je m'en voulais comme jamais . J'avais trouvé peut-être la seule et unique personne susceptible d'être avec moi , de me supporter , de m'apprécier un peu . Et qu'est-ce que j'avais fait ? Une connerie pour changer ... Je me sentais si nul si ... Lamentable , inutile ! Destiné à la solitude . Je n'avais plus qu'à moisir ici . Un vide s'imprégnait en moi , l'Antarctique s'infiltrait dans mon anatomie , condamnant tout issue heureuse pour la suite de mon éternité ... Quand le bruit de ma veste jetée à côté de moi me fit sursauter . Mon cœur d'un ton absent était passé à revenir pour battre beaucoup trop vite pour le décrire comme normal . Relever les yeux ? Humides ?! Même pas en rêve ! Et si ce n'était pas ELLE ? J'aurais l'air de quoi ? Bah ça ne m'importait plus tant que ça maintenant ... Quelque chose se glissa entre mon bras et ma tête enfoui dans ceux-là , caressant ma joue et l'envie de relever le regard pour le poser sur celle qui n'était autre que Maeve ne pu se retenir cette fois . Je la fixais dans les yeux , me surprenant à garder cet affront qui n'avait rien de ce dernier , le regard incroyablement doux , humide d'espérance , brillant de compassion pour moi-même .

« Alors comme ça tu fais partis de ceux qui n’assument pas leur actes ? Je te pensais plus brave. Tu sais… Je pense qu’au final, on est plus semblable que tu peux le croire toi et moi. Dis moi... Qu'est-ce que je dois comprendre ? Qu'au final tu as bien fait de me sauver ? »

Je la fixais soucieux de cette voix qui se voulait grave et que je ne pouvais affronter . Je la regardais dans le vague , réactif uniquement à la caresse de sa main dans mes mèches blondes , puis sur ma joue et mon front sans son gant pour revenir dans ma chevelure . Je levais la tête en silence fermant les yeux , pour forcer sa main d'un simplement mouvement du cou , à se reposer sur ma joue , frottant mon visage à sa paume de manière infiniment douce et agréable ... Rassurante . J'entrouvrais un œil pour lui répondre d'une voix hésitante , posant ma main sur la sienne un instant .

« Je suis désolée beauté ... Je ne pensais pas être un lâche . Mais briser une amitié dans les deux sens par un amour non réciproque , je me devais de fuir ... Je suis incapable de subir cette douleur là , après celle d'une maigre famille qui a renié son fils , l'absence d'une mère , le refus d'accepter la monstruosité appellé son fils qu'elle a hébergé dans son propre ventre . »

Elle ne disait plus rien et je ne pouvais m'empêcher de la scruter sans cesse . Je ne voulais plus fuir tant que je sentais sa présence , son contact , ses bonnes attentions à mon égard , les premières émanant d'un humain pour moi depuis bien longtemps .

« Je ne suis pas le chevalier servant sur son destrier tu sais ... Oui tu peux prendre ça comme ça même si j'ai un peu de mal à l'admettre avec ma fierté en travers de la gorge . Je suis un mâle après tout . »


Je soupirais en fermant les yeux , caressant le dos de sa main , sa paume à elle contre ma joue , questionnant innocemment .


« Et toi ... ? Comment dois-je prendre ce retour vers moi de ta part ? Que la princesse n'est pas si vexée d'être tombé sur un prince si exigeant ? »


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MessageSujet: Re: Et ploof la baleine|Blake   Sam 15 Juin - 21:14

 
Il était là, à mes pieds, il aurait été tellement facile d’abuser de lui, d’abuser de sa confiance. Trop longtemps c’était moi qui avait été la victime des autres, mais par la suite j’avais pris le taureau par les cornes, et j’avais sus jouer des poings, ainsi qu’avec ma langue pour pouvoir vivre tranquillement. Puis toute cette paix interieure m’avais été volée. Par ce pouvoir. Subitement, je voyais le malheur, ou le bonheur par une sorte de touché divin. Encore et encore. J’étais comme Cassandre, j’étais prisonnière de mes visions. L’enfer, c’est les autres avait dis Jean Paul Sartre. Un philosophe, un homme fascinant. J’avais eu l’occasion de me plonger dans bien des livres. J’avais cherché bien des savoirs, à défaut d’avoir des amis… Autant posséder la connaissance, ainsi qu’une carapace bien solide. Je le regardais, là, tout près de moi, si paisible. Je me sentais incapable de lui montrer que je pouvais dominer, moi une frêle petite femme. Et pourtant, j’avais souvent cette envie en compagnie des autres, leur imposer mon rythme, mon style vestimentaire… Mon langage. Leur montrer qu’il y avait un monde en dehors du leur, et que moi, je vivais dedans. J’étais le produit exotique et inconnue. J’étais comme un fauve, une créature indomptable. Mais toutes mes certitudes, toutes mes connaissances, elle ne me servaient à rien dans le cas présent. Je pris une grande inspiration. Plongeant mon regard dans le sien, ses yeux étaient d’un joli bordeau, ils étaient sombres et on aurait sans doute pus se noyer dedans, je remarquais des éclats vifs, des sortes de paillettes dorés au fond de ses iris. Son expression était tellement… Surprenante que je dus m’y reprendre à deux fois avant d’aligner une pensé cohérente. Mais j’avais remis en place cette forteresse mentale entre moi et les autres. J’étais maudite, je pouvais être aussi proche que possible des gens, sans non plus pouvoir être au plus prêt d’eux. Être proche sans l’être. Vous ne trouvez pas ça diabolique ça ? Il finit, d’un habile mouvement de tête à reposer ma main sur sa joue, je la caressais doucement, les yeux dans le vague, sa joue… Elle était toute douce, légèrement rosée. Il était manifestement gêné. Je sentais la chaleur sous son épiderme. Il finit par parler de sa voix de ténor. Je finis par regarder du coin de l’œil la main qu’il avait posé par-dessus la mienne.
 
« Je suis désolée beauté ... Je ne pensais pas être un lâche . Mais briser une amitié dans les deux sens par un amour non réciproque , je me devais de fuir ... Je suis incapable de subir cette douleur là , après celle d'une maigre famille qui a renié son fils , l'absence d'une mère , le refus d'accepter la monstruosité appellé son fils qu'elle a hébergé dans son propre ventre . »
 
Je souriais doucement. On avait tous ces petites empruntes de pas dans le sable, derrière nous. Notre vie se limitait souvent à un ruban de sable, nous séparant de l’eau. L’eau représentait l’inconnu. Une vie après la mort ? On aurait jamais ce secret. On avait beau le toucher du bout des doigts, on ne parvenais jamais à saisir ce qu’on avait toucher. Ce n’était pas la taille de l’emprunte qui nous dit ce que nous avons fait de notre  vie, si cette chose a laissé un impacte. Ce sont les traces qu’on laisse chez les autres qui comptent vraiment. Qui prouve qu’un jour nous avons été là. Qui prouve qu’on est capable de défier la mort à travers la vie. Je finis par lui répondre. Je me surpris à trouver de la douceur dans ma voix. Non pas que je voulais lui faire mal. Mais c’était inhabituel.
 
« Qui te dit que ce n’est pas réciproque ? Il n’y a pas besoin d’amitié pour tomber amoureux, mais pour que l’amour subsiste il faut de l’amitié. Alors es-tu prêt à m’offrir tout ça ? à m’offrir ce qu’aucun autre n’a voulus offrir au vilain corbeau que je suis ? Sâche que mon toucher ne sera pas toujours… Une bonne chose. »


« Je ne suis pas le chevalier servant sur son destrier tu sais ... Oui tu peux prendre ça comme ça même si j'ai un peu de mal à l'admettre avec ma fierté en travers de la gorge . Je suis un mâle après tout . »


J’eus un petit rire avant de lui lancer un regard une pointe moqueuse, rien de bien méchant, bien sûr. Lui je ne voulais pas lui faire mal. Loin de moi cette idée. J’avais fais souffrir bien des gens, prenant un plaisir malsain à faire des allusions à ce que j’avais vus en les touchants. Mais aujourd’hui j’étais plus une gamine. J’étais une jeune femme. J’étais presque une adulte.
 
« Je préfère que tu sois un plouc sur son âne, qui m’aime pour ce que je suis, qu’un prince qui ferait tout pour me transformer en mademoiselle perfection. Fierté ou pas… Tu finiras par être mien. Des cheveux, à la pointe des orteils. »
 

C’était étrange de dire ça, mes yeux brillaient d’un éclat avide, avide et incroyablement possessif. C’était sans doute un de ces regards que pourraient lancer un tigre avant de se jeter sur un animal. Etais-je le chasseur ? Ou la biche ? On ne pourra jamais savoir vraiment, parce que j’endossais les deux rôles sans problèmes. J’avais tant de peaux dans lesquelles me glisser.

« Et toi ... ? Comment dois-je prendre ce retour vers moi de ta part ? Que la princesse n'est pas si vexée d'être tombé sur un prince si exigeant ? »


Je le fixais, aussi silencieuse que possible, avant de me pencher vers lui et de poser mes lèvres sur les siennes, dans un baiser aussi doux que la caresse d’une plume, aussi entêtante qu’une musique. Je mettais mon passé, mon présent et mon avenir dans un seul baiser. Avant de me reculer. Et de m’humecter les lèvres du bout de la langue, avant de pencher la tête sur la gauche.

 
« Tu sais… Il se pourrait que je prenne gout à ta petite personne. Mais ce n’est qu’une petite rumeur qui court dans les couloirs du château beau prince. Va savoir si c’est vrai… Et je me garderais bien de confirmer ou de nier une quelconque implication de ma part dans cette rumeur. »

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